Penser le numérique à Sorbonne-Universités : à chacun ses données ?

Vendredi 10 novembre 2017
Institut Du Management De L’Information (IMI)
62 boulevard Sébastopol, 75003 Paris

Dans le cadre de Sorbonne Universités (SU), l’équipe du projet structurant TRANSNUM organise une journée d’études autour de la question de la « donnée ».

Le projet TRANSNUM, porté par le GRIPIC (Paris-Sorbonne) et le COSTECH (UTC), a pour ambition de fédérer, au sein de Sorbonne-Universités, les chercheurs et les initiatives analysant ou exploitant les transformations liées au développement du numérique. Loin de n’envisager ces transformations que d’un point de vue technique, il importe d’en analyser les enjeux épistémologiques, sociaux, politiques ou encore économiques. Pour ce faire, l’équipe de TRANSNUM est organisée en trois axes thématiques (numérique et savoirs ; numérique, médias et citoyenneté ; numérique, travail et économie) et un axe transversal (penser le numérique). L’objectif est donc double : d’un côté, participer aux réflexions contemporaines sur le numérique; de l’autre, comprendre comment ces technologies traversent et transforment les pratiques de recherche à Sorbonne-Universités.

Dans ce cadre, nous organisons une journée d’étude qui concilie ces deux objectifs. Il s’agit de rendre compte des travaux entamés par les différentes équipes de TRANSNUM, mais il s’agit surtout d’inviter les chercheurs de Sorbonne-Universités à parler de leurs rapports au numérique, afin d’enrichir la réflexion autour du numérique à Sorbonne- Universités.

Pour cela, il faut un thème qui puisse fédérer tous les laboratoires de SU, malgré la diversité des disciplines et des projets. Nous avons donc choisi de nous intéresser aux données. La donnée est un élément essentiel des technologies numériques. Sans donnée, pas de calcul possible… La ou les données sont en quelque sorte le plus petit dénominateur commun entre les multiples façons dont le numérique modèle nos pratiques, y compris nos pratiques de recherche. De plus, le développement récent des données massives induit de nouvelles problématiques. Il ne s’agit plus seulement de simuler informatiquement des phénomènes (qu’on va alors pouvoir étudier en les convertissant en données computables) mais il s’agit bien d’explorer le réel à travers les données récupérées en grand nombre.

Nous voulons donc interroger ce statut des données dans les recherches menées à Sorbonne-Universités : comment les différents chercheur.e.s engagé.e.s dans un projet de recherche construisent, mobilisent, utilisent, définissent (ou pas) ce qu’est une donnée ? Quels moyens sont mis en œuvre pour la produire, la traiter, la visualiser ? Si la production de données traverse toutes nos pratiques de recherche, comment est-elle conçue, définie, pratiquée selon les projets, les disciplines et sensibilités ?

Il s’agit de tirer parti de l’immense richesse et diversité des laboratoires de Sorbonne Universités pour poser les conditions d’un dialogue autour d’un objet largement partagé, pas forcément interrogé, mais présent dans tout projet de recherche impliquant le numérique. Sans limiter la donnée au calcul, nous souhaitons en interroger les multiples usages et construction selon les projets et traditions disciplinaires dans lesquelles elle est mobilisée.

La journée sera organisée autour de deux types d’interventions : celles de différents chercheurs de Sorbonne-Universités, affiliés à différentes disciplines, mais convoquant tous dans leurs travaux des données numériques ; celles des membres du projet TRANSNUM qui présenteront ainsi l’état de leurs recherches.

Programme

  • 9:15 Accueil
  • 9:45 (Ré)concilier calcul et données. Pascal Frey, Institut des Sciences du Calcul et des Données
  • 10:35 Autour du projet «Ontologie du christianisme médiéval en images ». Sébastien Biay, INHA. 
  • 11:30 Présentation des travaux de l’axe 1 « Numérique et savoir »
  • 13:30 Présentation des travaux de l’axe 2, « Numérique, médias et citoyenneté »
  • 14:05 Autour du projet « E-recolnat » et « Les Herbonautes ». Eva Perez Pimparé, MNHN
  • 14:50 Présentation des travaux de l’axe 3 « Numérique, travail et économie »
     
  • 15:35 Autour du projet « interpréter la musique acousmatique : enregistrement, analyse, visualisation ». Pierre Couprie et Nathanaëlle Raboisson, Collegium Musicae
  • 16:20 Présentation des travaux de l’axe 0 : « Penser le numérique »

Analyse de l’interprétation sur acousmonium

Conférence avec Nathanaëlle Raboisson (MotusLab) donnée dans le cadre des 16e Les Journées nationales de la musique électroacoustique au CRR de Perpignan-Méditerranée le 20 novembre 2017 de 14h30 à 17h00.

Renseignements : http://www.aecme.fr

Résumé

La conférence exposera les enjeux de la collaboration entre Nathanaëlle Raboisson de la compagnie musicale Motus (MotusLab) et Pierre Couprie de l’Institut de recherche en musicologie (IReMus) autour de l’analyse de l’interprétation de la musique acousmatique sur acousmonium. Nous présenterons les logiciels développés pour l’enregistrement des interprétations, l’aide à l’analyse et à la pédagogie. Nous exposerons ensuite quelques résultats d’analyse. Nous constatons que la pratique de l’interprétation se décline à travers différentes esthétiques de jeu. A ce jour, nous avons pu déceler et classifier, dans une première typologie du geste instrumental, les gestes du musicien à la console de l’acousmonium. Ces gestes ont des fonctions musicales déterminées et sont corrélés aux données musicales de l’oeuvre. De l’appropriation des ces pattern gestuels par l’interprète découle son individualité de jeu.

Nous présenterons ensuite la collaboration mise en place avec le Collegium Musicae (Sorbonne Universités) et la classe de Denis Dufour et Jonathan Prager, au PSPBB (CRR de Paris). L’objectif de ce projet est de compléter les résultats actuels sur le geste instrumental comme geste acquis grâce au suivi d’étudiants et de l’évolution de leur apprentissage sur une année.

Nouvelles approches audionumériques pour l’analyse musicale

Conférence « Nouvelles approches audionumériques pour l’analyse musicale » dans le cadre du colloque Penser la musicologie aujourd’hui le 25 novembre entre 9h30 et 13h au CNSMDP (Salon Vinteuil)

À l’occasion du centenaire de sa fondation (1917-2017), la Société française de musicologie propose une réflexion collective et prospective sur les définitions et les orientations de la discipline. Ouverte à toutes les musiques, des formes savantes aux cultures populaires, et nourrie d’une constellation d’approches (acoustique, ethnomusicologie, études de genre, histoire culturelle, iconographie, organologie, performance studies, etc.), la musicologie est en position aujourd’hui de repenser ses fondements et ses méthodes par une démarche épistémologique globale.

Programme du colloque : https://philharmoniedeparis.fr/fr/activite/colloque/18517-penser-la-musicologie-aujourdhui

Résumé

Depuis le début des années 1990, l’utilisation de techniques audionumériques s’est développée dans le domaine de l’acoustique. Depuis une quinzaine d’années, ces techniques commencent à être utilisées en musicologie non seulement pour l’analyse, la représentation et la classification de corpus mais aussi pour explorer de nouveaux champs de recherche. De l’ethnomusicologie à la création contemporaine, leur utilisation enrichit les méthodes d’analyse, facilite la navigation dans les corpus, apporte de nouvelles manières de représenter les paramètres musicaux ou améliore notre connaissance de certains aspects jusqu’à présent difficile à cerner.

Cet exposé présentera les principales méthodes fondées sur l’analyse acoustique de fichiers audio numériques dans le champ des musiques non notées. De l’extraction de l’information à son interprétation musicologique, en passant par la représentation des données ou les enjeux complexes liée à certains corpus, nous présenterons les méthodes et outils numériques actuellement disponibles pour le musicologue.

Nouvelles lutheries : gestes et simulacres

Colloque L’interaction dans la musique. Son, geste, dispositifs dans les musiques électroniques et électroacoustiques contemporaines

11 et 12 octobre 2017
Université de Rennes 2

Avec l’arrivée de technologies de plus en plus performantes, l’innovation a gagné les arts sonores. Les pratiques artistiques se renouvellent et de nouveaux rapports au public se développent. Parmi les innovations marquantes, l’interaction sous toutes ses formes (interfaces gestuelles, suivis intelligents, dispositifs de spatialisationetc.)estparticulièrement appréciée par les artistes et le public. L’interaction est maintenant présente dans la plupart des genres et styles musicaux, de l’improvisation à la composition, des musiques électroniques (EDM…) aux formes savantes de l’électroacoustique. Le colloque international INTERACT proposed’interrogerlesconséquences des di érentes formes d’interaction dans les musiques d’aujourd’hui. Des démonstrations, des installations et des concerts seront également proposés aux chercheurs et au grand public. L’événement béné cie du soutien du festival Maintenant, de l’équipe de recherche APP et de la commission recherche de Rennes 2, de la Sfam et de Rennes métropole.

Programme et renseignements

Tracking the creative process in music

“Technologies and methods to analyse acousmatic interpretations”
During the session 9B “Acousmatic Interpretation”
Saturday, 16th September, 9:00-9:30

The TCPM international conference brings together researchers interested in artistic creativity and the study of processes of musical and sound creation of the past and present. Researchers working on this cluster of problems from a wide variety of disciplines (history, music analysis, psychology, philosophy, cognitive science, sociology, ethnomusicology, anthropology, dance, theatre, film, amongst others) are invited to assess the different methodologies developed in the last thirty years in their respective areas from an interdisciplinary perspective. Each approach contributes in its own way to the advancement of our understanding of the procedures, techniques, knowledge and know-how employed by musicians involved in creative projects.

Following the epistemological paradigm shifts that musicology underwent at the end of the last century, the notion of ‘creative process’ has been enriched. Sketch studies have extended their scope beyond notated works of art music. Today this field includes all contemporary musical repertories as well as the oral, technological and collaborative dimensions of the creative process in music. There is growing interest, for example, in the function of improvisation and of gesture in the creative process, in the collective and collaborative dimensions of artistic work, in the redefinition of the roles of the composer and the performer, or in the art of studio production and in the strategies of documentation, transmission and future performance of works involving technology. The complexity and the multidimensionality of this field of study require new analytical tools and new research methods at the crossroads of analytical musicology, the social science and humanities and other academic disciplines.

This broadening of the field also provides a new context for the study of works and composers from the Western musical canon. Whether based on historical archives or on the collection of empirical data, studies of the creative process in music share many of the same methodological requirements, descriptive vocabulary and models of creative action. This conference therefore aims to be a forum in which the most recent findings from a broad range of research agendas can be presented, discussed, and assembled.

Program: http://tcpm2017.com/program/

Analyser la musique mixte

Sous la direction de Alain Bonardi, Bruno Bossis, Pierre Couprie, Vincent Tiffon

La musique mixte, mêlant sur scène des instruments/voix et des sons électroniques, riche de plus d’un demi-siècle d’histoire, reste méconnue à plusieurs titres. En 2012, des compositeurs, interprètes et musicologues se sont réunis à l’Ircam sous l’égide de la Société Française d’Analyse Musicale pour exposer leurs résultats sur l’étude des musiques mixtes. L’analyse musicale a trouvé dans cette pratique artistique un objet complexe, faisant coexister deux mondes sonores et deux types de notations. De ce matériau musical émergent de nombreuses difficultés d’interprétation, la multiplicité des paradigmes technologiques, l’obsolescence rapide des moyens techniques impliqués. Comment rendre compte de ces œuvres mixtes sans les réduire tantôt à des partitions, tantôt à des traces sonores ? Quelles méthodes d’analyse et quels outils de représentation privilégier pour les comprendre ?

Cet ouvrage reflète une partie des recherches développées lors de cette rencontre scientifique. Il réunit aussi bien des approches méthodologiques variées (Lalitte, Boutard et Féron, Couprie : partie 1), qu’une synthèse programmatique (Orcalli : partie 4). D’autres auteurs se sont efforcés de décrire d’une part, des contraintes spécifiques des moyens de production électronique (Bonardi, Baudouin, Akkermann, Sprenger-Ohana : partie 2) et, d’autre part, des engagements esthétiques différents selon le corpus (Dack, Solomos, Cabanes, Cossettini et Orcalli : partie 3).

L’ensemble de ces textes ne peut répondre à lui-seul à la question posée : comment analyser la musique mixte ? Les auteurs et les co-responsables de la publication de ces actes posent quelques jalons venant nourrir cette réflexion. Penser et faire l’analyse de la musique mixte, c’est aussi repenser l’historiographie de la musique mixte, reconsidérer le poids des « technologies nouvelles » et anciennes, réactiver la collaboration nécessaire entre ceux qui créent et ceux qui transmettent, compositeurs, collectifs d’artistes, interprètes, réalisateurs en informatique musicale, musicologues, pédagogues.

Textes de : Philippe Lalitte, Guillaume Boutard, François-Xavier Féron, Pierre Couprie, Alain Bonardi, Olivier Baudoin, Miriam Akkermann, Noémie Sprenger-Ohana, John Dack, Makis Solomos, Gilles Cabanes, Luca Cossettini et Angelo Orcalli.

Achat en ligne (version papier et ebook)

EuroMAC 2017

Le IXe congrès européen d’Analyse musicale (IXe CEAM – Euromac 9) se tiendra à  Strasbourg du 28 juin au 1er juillet 2017.

Il est organisé par le laboratoire d’excellence GREAM(Groupe de recherches expérimentales sur l’acte musical) de l’université de Strasbourg, la SFAM (Société française d’analyse musicale) et le laboratoire IReMus(UMR 8223 – Institut de recherche en musicologie), sous l’égide de l’ensemble des sociétés européennes d’analyse musicale.

Ce congrès ambitionne de constituer un événement scientifique de première importance dans le champ de l’analyse musicale et les champs qui lui sont associés. Il réunira des chercheurs du monde entier autour de personnalités éminentes et de conférenciers pléniers prestigieux : Robert Cogan (New England Conservatory of Music, Boston), Jean-Pierre Bartoli (Sorbonne, Paris) et Marie-Noëlle Masson (SFAM).

Renseignements

Une expérience de captation et d’analyse de l’interprétation acousmatique

Nathanaëlle Raboisson, MotusLab, Compagnie musicale Motus
Pierre Couprie, IReMus, Université Paris-Sorbonne

Cet article présente la collaboration entre la compagnie musicale Motus et l’Institut de recherche en musicologie (IReMus) sur l’analyse de l’interprétation de la musique acousmatique. Cette étude systématique a nécessité le développement de deux logiciels dans l’environnement Max pour la captation et l’analyse des interprétations. Sur le plan musicologique, ces logiciels ont permis de préciser les caractéristiques d’une interprétation acousmatique. Les logiciels se sont aussi avérés être particulièrement adaptés à un usage pédagogique dans la formation des jeunes interprètes. Enfin, cette étude a mis en évidence de nouvelles perspectives dans le domaine de la captation et de l’étude de l’interprétation acousmatique.

Télécharger l’article : https://jim2017.sciencesconf.org/data/Nathanaelle_Raboisson2017aa.pdf

L’humour en musique, et autres légèretés sérieuses depuis 1960

Sous la direction d’Étienne Kippelen

L’humour en musique n’a pas bonne presse. Labile, futile, anecdotique, il a régulièrement été vilipendé par certains philosophes et compositeurs de la modernité – Schopenhauer, Adorno, Varèse et Boulez en tête – tandis que d’autres, moins nombreux, y voyaient l’essence même de l’art, une légèreté sérieuse (Schlegel, Bergson, Jankélévitch). Après une période de déni, consécutive à la Seconde Guerre mondiale, l’humour musical se manifeste dans un nombre croissant de créations depuis quatre décennies, chez de multiples compositeurs comme Mauricio Kagel, György Ligeti, Luc Ferrari, Luciano Berio, Bruno Maderna, Arvo Pärt, Régis Campo, etc.

Tout en établissant une esthétique de l’humour musical, les quatorze articles réunis dans ce volume tentent tout d’abord d’en éclaircir ses principales nuances et de caractériser ses nombreux cousinages, avec le comique, la satire, la parodie, l’ironie. Un deuxième temps est consacré à l’étude du rire musical, développé à travers toutes ses particularités. Sans être toujours attaché à l’humour, il engendre de nombreuses significations secondaires : la peur, la folie, le désespoir. La dernière partie aborde l’esthétique de la satire, qui noue à travers le détournement de citation de riches intertextualités. Y sont également abordé les liens profonds qu’entretiennent l’humour et ses dérivés avec les évolutions de la société post-industrielle.

http://presses-universitaires.univ-amu.fr/lhumour-musique-autres-legeretes-serieuses-1960-1

Table des matières

  • Préface : « Le rire est une chose sérieuse avec laquelle il ne faut pas plaisanter. », Étienne Kippelen

Paysages de l’humour musical

  • Musique, humour consensuel et postmodernité, Jacques Amblard
  • « Entre nous, est-ce que vous croyez sincèrement à la musique “humoristique” ? », Benjamin Lassauzet
  • L’humour est-il soluble dans la musique électroacoustique ? Petite quête musicale à la recherche d’un humour sonore…, Pierre Couprie
  • Musique savante et humour : les gurations de l’image sonore aux xxe et xxie siècles, Pierre Albert Castanet

Le rire musical

  • Micromégas, ou le rire musicalisé, Aurélie Allain
  • Les (en)jeux de Cries of London de Luciano Berio, Jean-Jacques Bénaily
  • La diva qui riait : Cathy Berberian, le rire et l’humour dans la musique des années 1960, Stéphan Etcharry

De l’humour musical à la satire sociale

  • Acceptions du comique dans Ubu Rex de Krysztof Penderecki : liation et interrogation du modèle bergsonien, Lionel Pons
  • Humour et satire chez György Ligeti, Étienne Kippelen
  • Le Satyricon de Bruno Maderna et l’humour, Olivier Class
  • Frankie, Are You Kidding? L’humour selon Frank Zappa, Juliette Boisnel
  • Peines d’amour perdues de Nicolas Nabokov : un exemple d’humour musical dans l’opéra, Vincent Giroud
  • « L’amusement cesse avec l’humour » : la Battaglia alla turca de Tilo Medek, Viviane Waschbüsch

Regards sur les musiques mixtes

Portraits Polychromes – Hors série n°23
INA – 2017
Sous la direction de Marc Battier

Dans le développement de la musique électroacoustique, les musiques mixtes occupent une place particulière. Il ne fut certes pas aisé aux pionniers d’associer de façon harmonieuse les instruments sur scène et les sons projetés par les haut-parleurs. Il ne fut pas non plus aisé aux instrumentistes de jouer aux côtés de ces sources sonores invisibles. Il s’agit pourtant d’un enjeu primordial : donner à la musique électroacoustique un aspect visible, elle que, dans les premiers temps, on nommait « musique sans instruments ». Avec l’évolution des techniques et des pensées musicales, les musiques mixtes ont trouvé leur place et, avec elles, les concerts jusque-là fermés aux « sons arti ciels » s’ouvrirent à ce genre nouveau. C’est là le succès indéniable des musiques mixtes : elles réconcilient l’orchestre et son univers avec les formes sonores issues de l’expérimentation et de la recherche.

Sommaire :

  • Esquisse d’une taxonomie des musiques mixtes, par Daniel Teruggi
  • La musique électroacoustique mixte : interactions entre le « réel » et le « virtuel », par John Dack
  • Poésie pour pouvoir (1958) : l’origine de la « musique mixte » dans l’œuvre de Pierre Boulez, par Aï Higashikawa
  • Une Saison en enfer de Gilbert Amy : une lecture musicale d’Arthur Rimbaud, par Bruno Bossis
  • Les dernières Heures de Stockhausen : processus et accidents dans les œuvres mixtes de Klang, par Brice Tissier
  • L’espace et le temps : une gestuelle traditionnelle de l’Extrême-Orient transcrite dans la contemporanéité de l’Extrême-Occident, par Lin Ni Liao
  • La musique mixte comme extension de l’interculturalité, par Marc Battier
  • Le Trio de synthétiseurs GRM Plus (TM+), par Yann Geslin
  • Trio TM+ : premières explorations, par Denis Dufour
  • Du Trio GRM+ à TM+, par Laurent Cuniot
  • Le quatuor à cordes face à un environnement électronique, par Philippe Lalitte
  • Une vision de ma création musicale, par Daniel Teruggi
  • Une mise en œuvre de la musique mixte, par Gilles Racot
  • Les écritures des musiques informatiques mixtes à la lueur des sources documentaires, par Laura Zattra
  • L’analyse de la musique mixte : vers une redéfinition des « workflows » en musicologie, par Pierre Couprie