Performance avec ONE

Je serai en performance avec ONE les 1er, 2 et 3 avril à l’église St Merri (Paris).

Renseignements

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ONE est né d’une rencontre qui ne doit rien au hasard : celle de musiciens venus d’horizons très différents mais partageant un même intérêt pour la musique électroacoustique et le geste musical.

Chaque musicien s’est fabriqué son propre «instrumentarium» composé en majorité d’interfaces de jeux vidéos détournées (joystick, gamepad, tablette graphique et tactile). ONE est à la fois performance musicale et rétinienne. La diffusion d’objets sonores en panora- mique est ponctuée d’effets visuels. Générées en temps réel par les instruments, des formes graphiques viennent amplifier l’écoute. Improvisée ou écrite, la musique de ONE est toujours jouée en direct. Ici l’on joue avec le son, mais aussi pour le son. La musique de ONE sculpte des paysages sonores contrastés parcourus de timbres instrumentaux, de textures électroniques évoquant parfois des sons de la nature.

L’œil écoute

Conférence donnée à l’église St Merri (Paris) dans le cadre du festival Ecouter / voir Voir la musique, écouter les images

1er avril 2014, 20h00 – 20h30
Organisé par Puce Muse

Au concert, l’œil a toujours été un allié pour l’oreille : la reconnaissance des instruments, les gestes des musiciens, l’expression du visage des chanteurs sont autant d’indices qui permettent de mieux comprendre la musique. De son côté, le musicologue créé aussi différents types d’images pour analyser et transmettre son travail : représentation des structures musicales, du rôle de chaque instrument ou de la relation entre un film et sa musique. Depuis quelques années, les chercheurs utilisent des représentations animées permettant de visualiser très précisément des aspects complexes de la musique : caractérisation des différents sons à travers leur spectre, récurrences dans les structures ou mouvements des sons dans l’espace. Cette conférence présentera d’une manière simple quelques exemples des techniques de représentation musicale utilisées actuellement en musicologie pour analyser la musique électroacoustique.

Renseignements

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Analysis of Electroacoustic Music: Contexts, Methods, Perspectives

logoConférences données dans le symposium Analysis of Electroacoustic Music: Contexts, Methods, Perspectives organisé par le groupe analyse de la musique électroacoustique et le Centre for Research in New Music de l’université d’Huddersfield

Date: 18th March 2014
Location: Huddersfield University
Time: 9.30-12.30 and 14.00-18.00
Invited guest contributors: John Dack, Michael Clarke

Renseignements

Schedule

9.45 – Introduction - Frédéric Dufeu
9.50 – From Graphic/Verbal Description to Interpretation - John Dack
10.40 – The Representation(s) of Electroacoustic Music: From acoustics to musical analysis - Pierre Couprie, Mikhail Malt
11.45 – Characterization of Individual Electric Sounds - Laurent Pottier

14.00 – 20 years of Interactive Music Software at Huddersfield – Michael Clarke
14.40 – Modelling of Digital Tools and Instruments for Composition and Performance - Alain Bonardi, Frédéric Dufeu
15.45 – Behaviour and Notation of Electroacoustic Music – Bruno Bossis
16.30 – Session: Software Developments for the Analysis of Electroacoustic Music – Alain Bonardi, Pierre Courie, Frédéric Dufeu, Mikhail Malt

La cartographie dans la création et l’analyse de la musique électroacoustique

J’interviendrai le 28 janvier à l’Université d’Avignon dans le cadre du projet CartoMuse de la Structure Fédérative de Recherche Agor@ntic.

Renseignements : http://repmus.ircam.fr/mamux/saisons/saison13-2013-2014/2014-01-28

Résumé de ma présentation

La musique électroacoustique utilise depuis longtemps la représentation comme outil de création ou d’analyse. Dans le studio, le compositeur réalise souvent des schémas ou des graphiques lui permettant de visualiser la globalité de l’œuvre. Lors de la création, la mise en espace s’appuie généralement sur une partition de diffusion, une représentation ou une liste des moments clés de l’œuvre et des figures d’espaces qui leur sont associés. Le musicien live utilise des interfaces tactiles représentant un ensemble de paramètres sous la forme de zones interactives à deux ou trois dimensions. De même, les musicologues ont développé différents types de représentations musicales permettant de réduire l’œuvre ou une partie d’elle-même afin de manipuler plus facilement des paramètres musicaux ou mettre en évidence certaines de ses caractéristiques (structure, similarités, génétique, etc.).

Isobel

Il s’avère qu’une partie de ces représentations peuvent être apparentées à des cartes ou des cartographies. En effet, elles représentent une simplification d’un processus musical local ou global afin d’en faciliter sa manipulation lors d’un processus créatif ou son analyse lors de son étude. Certaines représentations contiennent aussi de véritables cartes géographiques comme dans le cas des soudwalk ou des installations sonores. L’artiste et le musicologue choisissent les paramètres à représenter, les manières de les représenter et l’environnement qui les contient en fonction du projet musical ou de l’objectif analytique. Une des caractéristiques majeures de ces représentations est la prise en compte ou non de la dimension temporelle. Celle-ci apparaît généralement dans un des trois axes de la représentation : en x ou en y dans des représentations dites temporelles ou en z dans des représentations animées. Cette troisième dimension permet de représenter le temps localement sur des zones de la carte ou globalement en faisant correspondre entre elles les propriétés temporelles de chaque objet. Certaines représentations utilisent aussi des graphiques hors temps afin de mettre l’accent sur des similitudes ou des groupements particuliers de paramètres ou de sons. La représentation du temps s’avère donc bien plus complexe qu’elle n’y parait au premier abord.

Durant la présentation, nous fonderons notre réflexion sur des exemples concrets issus de logiciels de création, d’interfaces interactives ou de modèles analytiques afin de faire émerger le concept de cartographie dans la création et l’analyse de la musique électroacoustique. Cette réflexion nous permettra de souligner le lien essentiel entre analyse et création à travers la notion de représentation.

Symposium / Workshop Music Notation #2

60812e5bf2d41906fbd3a0e384f92bc2.media.350x496Le groupe de travail de l’AFIM Les nouveaux espaces de la notation musicale s’associe au séminaire MaMuX de l’Ircam pour une journée d’étude consacrée à la notation en théorie et composition musicale.

January 27, 2014 – 14:00-18:00PM
IRCAM, Salle Stravinsky 1, place Igor Stravinsky 75004 Paris

Programme

14h00-14h40 Marco Stroppa Quelques paradigmes sur des notations de la musique électronique
14h40-15h20 Julia Blondeau Notation et espaces compositionnels : processus et enjeux musicaux
15h20-16h00 Pavlos Antoniadis  Corporeal Navigation of Complex Notation: Embodied and extended cognition as a model for discourses and tools for complex piano music after 1950
16h00-16h20 Pause
16h20-17h00 Mike Solomon tools.py : une librarie de gravure musicale mobile
17h00-17h40 Bruno Bossis Les indications d’interactivité dans les pièces mixtes : une modification profonde des paradigmes de la notation
17h40-18h00 Discussion

 

Renseignements et programme détaillé : http://notation.afim-asso.org/doku.php/evenements/2014-01-27-etude-notation2

 

Institut de Recherche en Musicologie

Depuis le 1er janvier 2014, l’équipe d’accueil dont je fais partie, l’Observatoire Musical Français (EA206), a fusionné avec l’équipe Patrimoine et Langage Musicaux (PLM) et l’IRPMF pour former l’Institut de Recherche en Musicologie (IReMus). L’IReMus est une unité mixte de recherche (UMR 8223) associant l’université Paris-Sorbonne, le CNRS, le ministère de la Culture et la Bibliothèque Nationale de France.

Les tribulations

Performance avec l’Orchestre National Electroacoustique

24-25 janvier 2014 à 20h00 au Triton (Les Lilas)

ONE WEBL’Orchestre National Eléctroacoustique est né d’une rencontre qui ne doit rien au hasard : celle de musiciens venus d’horizons très différents mais qui partagent un même intérêt pour la musique électroacoustique et le geste musical. Leur musique, improvisée ou écrite, est toujours jouée en direct. Sur des instruments originaux, ils convoquent du bout des doigts des paysages changeants parcourus de timbres instrumentaux, de textures électroniques et de sons de la nature. Aux objets sonores projetés dans l’espace répondent parfois des projections de formes en mouvement, d’images, de textures graphiques produites, organisées et traitées elles aussi en « temps réel ».
L’Orchestre rendra le mercredi 22 janvier un concert jeune public, visant à faire découvrir aux enfants cet univers particulier qu’est la musique électroacoustique.

Renseignements et réservations

François Bayle : L’oreille étonnée (2012)

Elektroakustische Musik im Fokus

Konzert am 18.11.2013 um 19 Uhr im Haus der Wissenschaft.

François Bayle: « L’oreille étonnée » (2012) vorgestellt von Pierre Couprie (Paris).
Ein Projekt des Atelier Neue Musik Bremen in Kooperation mit klangpol.

Der Eintritt ist frei.

Elektroakustische Mittel haben die Musik unserer Zeit fundamental verändert. Selbst 60 Jahre nach den ersten Pioniertaten einiger visionärer Komponisten sind diese Auswirkungen auf das musikalische Denken allerdings nur ansatzweise verstanden. In der vom Atelier Neue Musik der Hochschule für Künste Bremen veranstalteten Reihe „Scanned“ stellen international renommierte Experten Schlüsselwerke der elektroakustischen Musik vor, begleiten das Hören durch analytische Beobachtungen und laden zur Diskussion mit dem Publikum ein.

http://www.hfk-bremen.de/en/node/9100

Improvisation électroacoustique : analyse musicale, étude génétique et prospectives numériques

isbn_978-2-85357-241-5Mon dernier article est disponible dans le numéro 98/1 de la Revue de musicologie.

« Improvisation électroacoustique : analyse musicale, étude génétique et prospectives numériques », Revue de musicologie, 98-1, 2012, pp. 149-170.

Renseignements : http://www.sfmusicologie.fr/index.php?id=64&annee=2012

Résumé

L’improvisation existe en électroacoustique depuis les débuts de la musique concrète à la fin des années 40. Au sein du studio, elle permettait de créer le matériau sonore à la source des œuvres musicales. Favorisée par les progrès technologiques et les pratiques artistiques interdisciplinaires, l’improvisation électroacoustique libre a progressivement pris son envol dans le courant des années 90 pour devenir une des pratiques de concert les plus importantes du genre électroacoustique. étudier une performance électroacoustique improvisée combine plusieurs difficultés liées à l’analyse de l’improvisation libre et à l’analyse d’une musique électroacoustique sans support visuel intégrant la technologie au sein même de sa construction musicale. Cette étude prend l’exemple d’un ensemble de performances réalisées sur une période de sept ans par le collectif Les Phonogénistes sur un film de Man Ray. Elle tente une étude génétique des différentes performances, révélant progressivement un objet musical complexe. Elle permet de mettre en évidence l’importance de la technologie dans la construction musicale, dans l’élaboration des dispositifs d’improvisation de chaque musicien, mais aussi dans l’analyse elle-même. En effet, l’analyse des œuvres électroacoustiques nécessite généralement l’usage de technologies numériques permettant de recueillir les sources, de les convertir, d’en extraire les caractéristiques sonores et de créer des représentations permettant de les mettre en relation ou simplement de rendre les données intelligibles. Cette partie de la recherche musicologique profite des recherches récentes dans le domaine de l’archivage des œuvres numériques, de l’acoustique musicale et du développement informatique de logiciels d’aide à l’analyse musicale.