La cartographie dans la création et l’analyse de la musique électroacoustique

J’interviendrai le 28 janvier à l’Université d’Avignon dans le cadre du projet CartoMuse de la Structure Fédérative de Recherche Agor@ntic.

Renseignements : http://repmus.ircam.fr/mamux/saisons/saison13-2013-2014/2014-01-28

Résumé de ma présentation

La musique électroacoustique utilise depuis longtemps la représentation comme outil de création ou d’analyse. Dans le studio, le compositeur réalise souvent des schémas ou des graphiques lui permettant de visualiser la globalité de l’œuvre. Lors de la création, la mise en espace s’appuie généralement sur une partition de diffusion, une représentation ou une liste des moments clés de l’œuvre et des figures d’espaces qui leur sont associés. Le musicien live utilise des interfaces tactiles représentant un ensemble de paramètres sous la forme de zones interactives à deux ou trois dimensions. De même, les musicologues ont développé différents types de représentations musicales permettant de réduire l’œuvre ou une partie d’elle-même afin de manipuler plus facilement des paramètres musicaux ou mettre en évidence certaines de ses caractéristiques (structure, similarités, génétique, etc.).

Isobel

Il s’avère qu’une partie de ces représentations peuvent être apparentées à des cartes ou des cartographies. En effet, elles représentent une simplification d’un processus musical local ou global afin d’en faciliter sa manipulation lors d’un processus créatif ou son analyse lors de son étude. Certaines représentations contiennent aussi de véritables cartes géographiques comme dans le cas des soudwalk ou des installations sonores. L’artiste et le musicologue choisissent les paramètres à représenter, les manières de les représenter et l’environnement qui les contient en fonction du projet musical ou de l’objectif analytique. Une des caractéristiques majeures de ces représentations est la prise en compte ou non de la dimension temporelle. Celle-ci apparaît généralement dans un des trois axes de la représentation : en x ou en y dans des représentations dites temporelles ou en z dans des représentations animées. Cette troisième dimension permet de représenter le temps localement sur des zones de la carte ou globalement en faisant correspondre entre elles les propriétés temporelles de chaque objet. Certaines représentations utilisent aussi des graphiques hors temps afin de mettre l’accent sur des similitudes ou des groupements particuliers de paramètres ou de sons. La représentation du temps s’avère donc bien plus complexe qu’elle n’y parait au premier abord.

Durant la présentation, nous fonderons notre réflexion sur des exemples concrets issus de logiciels de création, d’interfaces interactives ou de modèles analytiques afin de faire émerger le concept de cartographie dans la création et l’analyse de la musique électroacoustique. Cette réflexion nous permettra de souligner le lien essentiel entre analyse et création à travers la notion de représentation.

Symposium / Workshop Music Notation #2

60812e5bf2d41906fbd3a0e384f92bc2.media.350x496Le groupe de travail de l’AFIM Les nouveaux espaces de la notation musicale s’associe au séminaire MaMuX de l’Ircam pour une journée d’étude consacrée à la notation en théorie et composition musicale.

January 27, 2014 – 14:00-18:00PM
IRCAM, Salle Stravinsky 1, place Igor Stravinsky 75004 Paris

Programme

14h00-14h40 Marco Stroppa Quelques paradigmes sur des notations de la musique électronique
14h40-15h20 Julia Blondeau Notation et espaces compositionnels : processus et enjeux musicaux
15h20-16h00 Pavlos Antoniadis  Corporeal Navigation of Complex Notation: Embodied and extended cognition as a model for discourses and tools for complex piano music after 1950
16h00-16h20 Pause
16h20-17h00 Mike Solomon tools.py : une librarie de gravure musicale mobile
17h00-17h40 Bruno Bossis Les indications d’interactivité dans les pièces mixtes : une modification profonde des paradigmes de la notation
17h40-18h00 Discussion

 

Renseignements et programme détaillé : http://notation.afim-asso.org/doku.php/evenements/2014-01-27-etude-notation2

 

Institut de Recherche en Musicologie

Depuis le 1er janvier 2014, l’équipe d’accueil dont je fais partie, l’Observatoire Musical Français (EA206), a fusionné avec l’équipe Patrimoine et Langage Musicaux (PLM) et l’IRPMF pour former l’Institut de Recherche en Musicologie (IReMus). L’IReMus est une unité mixte de recherche (UMR 8223) associant l’université Paris-Sorbonne, le CNRS, le ministère de la Culture et la Bibliothèque Nationale de France.

Les tribulations

Performance avec l’Orchestre National Electroacoustique

24-25 janvier 2014 à 20h00 au Triton (Les Lilas)

ONE WEBL’Orchestre National Eléctroacoustique est né d’une rencontre qui ne doit rien au hasard : celle de musiciens venus d’horizons très différents mais qui partagent un même intérêt pour la musique électroacoustique et le geste musical. Leur musique, improvisée ou écrite, est toujours jouée en direct. Sur des instruments originaux, ils convoquent du bout des doigts des paysages changeants parcourus de timbres instrumentaux, de textures électroniques et de sons de la nature. Aux objets sonores projetés dans l’espace répondent parfois des projections de formes en mouvement, d’images, de textures graphiques produites, organisées et traitées elles aussi en « temps réel ».
L’Orchestre rendra le mercredi 22 janvier un concert jeune public, visant à faire découvrir aux enfants cet univers particulier qu’est la musique électroacoustique.

Renseignements et réservations

François Bayle : L’oreille étonnée (2012)

Elektroakustische Musik im Fokus

Konzert am 18.11.2013 um 19 Uhr im Haus der Wissenschaft.

François Bayle: « L’oreille étonnée » (2012) vorgestellt von Pierre Couprie (Paris).
Ein Projekt des Atelier Neue Musik Bremen in Kooperation mit klangpol.

Der Eintritt ist frei.

Elektroakustische Mittel haben die Musik unserer Zeit fundamental verändert. Selbst 60 Jahre nach den ersten Pioniertaten einiger visionärer Komponisten sind diese Auswirkungen auf das musikalische Denken allerdings nur ansatzweise verstanden. In der vom Atelier Neue Musik der Hochschule für Künste Bremen veranstalteten Reihe „Scanned“ stellen international renommierte Experten Schlüsselwerke der elektroakustischen Musik vor, begleiten das Hören durch analytische Beobachtungen und laden zur Diskussion mit dem Publikum ein.

http://www.hfk-bremen.de/en/node/9100

Improvisation électroacoustique : analyse musicale, étude génétique et prospectives numériques

isbn_978-2-85357-241-5Mon dernier article est disponible dans le numéro 98/1 de la Revue de musicologie.

« Improvisation électroacoustique : analyse musicale, étude génétique et prospectives numériques », Revue de musicologie, 98-1, 2012, pp. 149-170.

Renseignements : http://www.sfmusicologie.fr/index.php?id=64&annee=2012

Résumé

L’improvisation existe en électroacoustique depuis les débuts de la musique concrète à la fin des années 40. Au sein du studio, elle permettait de créer le matériau sonore à la source des œuvres musicales. Favorisée par les progrès technologiques et les pratiques artistiques interdisciplinaires, l’improvisation électroacoustique libre a progressivement pris son envol dans le courant des années 90 pour devenir une des pratiques de concert les plus importantes du genre électroacoustique. étudier une performance électroacoustique improvisée combine plusieurs difficultés liées à l’analyse de l’improvisation libre et à l’analyse d’une musique électroacoustique sans support visuel intégrant la technologie au sein même de sa construction musicale. Cette étude prend l’exemple d’un ensemble de performances réalisées sur une période de sept ans par le collectif Les Phonogénistes sur un film de Man Ray. Elle tente une étude génétique des différentes performances, révélant progressivement un objet musical complexe. Elle permet de mettre en évidence l’importance de la technologie dans la construction musicale, dans l’élaboration des dispositifs d’improvisation de chaque musicien, mais aussi dans l’analyse elle-même. En effet, l’analyse des œuvres électroacoustiques nécessite généralement l’usage de technologies numériques permettant de recueillir les sources, de les convertir, d’en extraire les caractéristiques sonores et de créer des représentations permettant de les mettre en relation ou simplement de rendre les données intelligibles. Cette partie de la recherche musicologique profite des recherches récentes dans le domaine de l’archivage des œuvres numériques, de l’acoustique musicale et du développement informatique de logiciels d’aide à l’analyse musicale.

Introduction à la musique électroacoustique et son analyse

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Voici quelques références pour accompagner mon cours d’introduction à la musique électroacoustique et à son analyse pour les étudiants du Master ATIAM.

Bibliographie sélective

  • (collectif), Kaija Saariaho, Les cahiers de l’Ircam, Paris, Ircam – Centre Georges Pompidou, 1994.
  • (collectif), Ouïr, entendre, écouter, comprendre après Schaeffer, Paris, INA-GRM/Buchet-Chastel, 1999.
  • (collectif), EARS: ElectroAcoustic Resource Site, Leicester, De Montfort University, 2006 : http://www.ears.dmu.ac.uk.
  • Marc Battier, «Science et technologie comme sources d’inspiration», in Musiques Une encyclopédie pour le XXIe siècle, vol. 1, Paris, Actes Sud/Cité de la musique, 2003.
  • Marc Battier, «Laboratoires», in Musiques Une encyclopédie pour le XXIe siècle, vol. 1, Paris, Actes Sud/Cité de la musique, 2003.
  • Olivier Baudoin, Pionniers de la musique numérique, Paris, Delatour, 2012.
  • François Bayle, L’expérience acoustique, Paris, Magison, 2013, livre+cédérom.
  • Jacqueline Caux, Presque rien avec Luc Ferrari, Paris, Main d’œuvre, 2002.
  • Michel Chion, La Musique électroacoustique, PUF, coll, Que sais-je ?, n°1990, Paris, 1982.
  • Michel Chion, Guide des objets sonores, Paris, INA-GRM/Buchet-Chastel, 1983 (introduction au Traité des objets musicaux)
  • Michel Chion, Pierre Henry, Paris, Fayard, 2003.
  • Michael Clarke, « Analysing Electroacoustic Music: an Interactive Aural Approach »Music Analysis, 31, 2012, p. 347-380.
  • Pierre Couprie, « Analyse comparée des Trois rêves d’oiseau de François Bayle »Demeter, Université de Lille, 2003, http://demeter.revue.univ-lille3.fr/analyse/couprie.pdf.
  • Pierre Couprie, « Une analyse détaillée de Bohor (1962) », Definitive Proceedings of the International Symposium Iannis Xenakis (Athènes, mai 2005), 2007, 9 p, http://cicm.mshparisnord.org/ColloqueXenakis/papers/Couprie.pdf.
  • Pierre Couprie, « Cartes et tableaux interactifs : nouveaux enjeux pour l’analyse des musiques électroacoustiques »Journées d’Informatique Musicale, Paris, Université Paris 8, 2013, pp. 97-102, http://www.mshparisnord.fr/JIM2013/actes/jim2013_12.pdf.
  • François Delalande, «Le paradigme électroacoustique», in Musiques Une encyclopédie pour le XXIe siècle, vol. 1, Paris, Actes Sud/Cité de la musique, 2003.
  • François Delalande, Analyser la musique, pourquoi, comment ?, Paris, INA-GRM, 2013.
  • Simon Emmerson, The language of electroacoustic music, New York, Macmillan Press, 1986.
  • Evelyne Gayou, GRM Le groupe de recherches musicales. Cinquante ans d’histoire, Paris, Fayard, 2007.
  • Lelio Camilleri, Denis Smalley, Analysis of electroacoustic music, Journal of New Music Research, vol. 27, n°1-2, 1998.
  • Leigh Landy, Understanding the art of sound organization, Cambridge, MIT Press, 2007.
  • Philippe Langlois, Les cloches d’Atlantis. Musique électroacoustique et cinéma. Archéologie et histoire d’un art sonore, Paris, MF, 2012.
  • Philippe Mion, Jean-Jacques Nattiez & Jean-Christophe Thomas, L’envers d’une œuvre De natura sonorum de Bernard Parmegiani, Paris, INA-GRM/Buchet Chastel, 1982.
  • Stéphane Roy, L’analyse des musiques électroacoustiques : Modèles et propositions, Paris, L’Harmattan, 2003.
  • Luigo Russolo, L’art des bruits, Paris, Allia, 2003 (réédition de 1913).
  • Pierre Schaeffer, Traité des objets musicaux, Paris, INA-GRM, 1966.
  • Pierre Schaeffer, Solfège de l’objet sonore, Paris, Seuil, 1998 (réédition de 1967).
  • R.Murray Schafer, Le paysage sonore, Paris, Jean-Claude Lattès, 1979 (réédité en 2010 par Wildproject).
  • Mary Simoni, Analytical methods of electroacoustic music, New York, Routledge, 2006.
  • Makis Solomos, De la musique au son. L’émergence du son dans la musique des XXe-XXIe siècle, Rennes, PUR, 2013, p. 284.
  • Lasse Thoresen, « Spectromorphological analysis of sound objects: an adaptation of Pierre Schaeffer’s typomorphology », Organised Sound, 12/2, 2007, p. 129-141.
  • Barry Truax, Handbook for acoustic ecology, Cambridge, 1999, en ligne : http://www.sfu.ca/sonic-studio/handbook/

Actes de conferences et revues en ligne

Emission de radio, enregistrement, vidéo

Musique

Liste de lecture sur Spotify (nécessite un compte) : https://play.spotify.com/user/pierrecouprie/playlist/5Wi5bNF31Z5bPAjlt5fmhO

Logiciels d’aide à l’analyse musicale

Building communities, changing needs, ongoing work

logo-dmuAs part of the AHRC funded project ‘New Multimedia Tools for Electroacoustic Music Analysis’ directed by Simon Emmerson and Leigh Landy (Music, Technology and Innovation Research Centre, De Montfort University, Leicester) – and hosted by the Faculty of Art, Design and Humanities at DMU.

Symposium 4: Thursday 11th July 2013
Theme: ‘Building communities, changing needs, ongoing work’

Location: Clephan Building, Bonners Lane, De Montfort University, Leicester LE1 9BH (Room 0.01)
Time: 10.30-13.00 and 14.00-17.00

Chair: Simon Emmerson, Michael Gatt
Invited guest contributors: Michael Clarke, Trevor Wishart

10.30-13.00 morning session
Including contributions from

  • Simon Emmerson (DMU) – Achievements of the project and future possibilities
  • Mike Gatt (DMU) – The OREMA project and the eOREMA journal: update and future developments
  • Michael Clarke & Frédéric Dufeu (Huddersfield) – ‘An Introduction to the TIAALS software (Tools for Interactive Aural Analysis)’ (part of TaCEM – Technology and Creativity in Electroacoustic Music – an AHRC funded joint Huddersfield/Durham project).

14.00-17.00 afternoon session

14.00-15.30 Open Forum: Trevor Wishart’s Globalalia

  • Led by Michael Gatt – with opening presentation by Trevor Wishart.

We have invited contributors from the OREMA community (and wider) to bring ideas to a forum discussion on Trevor Wishart’s Globalalia – the archives of which are available on line (see OREMA – eOREMA call - http://www.orema.dmu.ac.uk).

15.30-17.00

Symposium / Workshop Music Notation #1

The research group “New Fields of Music Notation” organizes a workshop in June 27, 2013 at the Paris-Sorbonne University in collaboration with the research group Musicologie, Informatique et Nouvelles Technologies (MINT). This session will provide an opportunity to make a state of art of recent research in the field of musical notation through creation and musical research.

Call for presentation: http://notation.afim-asso.org/doku.php/evenements/2013-06-27-etude-notation1

Le groupe de travail de l’AFIM Les nouveaux espaces de la notation musicale organise une session de travail le 27 juin 2013 à l’Université Paris-Sorbonne en collaboration avec le groupe Musicologie, Informatique et Nouvelles Technologies (MINT). Cette session sera l’occasion de faire un état de l’art sur les recherches récentes dans le domaine de la notation musicale. Il est ouvert à toute personne désirant présenter un travail de recherche dans le champ de la création et/ou de la recherche musicale.

Appel à présentation : http://notation.afim-asso.org/doku.php/evenements/2013-06-27-etude-notation1

Quelques pistes pour analyser la structure de La Fleur future de François Bayle

DieKlangweltDesFBayle

L’ouvrage Le monde sonore de/The sound world of/Die Klangwelt des François Bayle vient de sortir aux éditions Verlag Der Apfel à Vienne. Il sera bientôt disponible en librairie. Vous y trouverez mon article :

« Quelques pistes pour analyser la structure de La Fleur future de François Bayle », in Die Klangwelt des François Bayle, Vienne, Verlag Der Apfel, 2012, pp. 205-209.