Approches analytiques de l’œuvre électroacoustique de Iannis Xenakis : Taurhiphanie et le Voyage absolu des Unari vers Andromède

Dans le cadre de la Première Journée d’Études : Société Musicologique Hellénique – Équipe de recherche RelMus/FG –IReMus
Échanges musicaux entre la France et la Grèce à l’aube du XXIe siècle, 1980-2010
Vendredi 18 mai 2018 – Salle des Actes – Sorbonne Université

De Diamorphoses en 1957 à S.709 en 1994, la musique sur support occupe une place assez réduite dans la production de Iannis Xenakis. Toutefois, chacune des œuvres a marqué l’histoire de la musique électroacoustique en renouvelant profondément le rapport au son et à la technologie. Des œuvres sur bande comme Concret PH ou Bohor aux œuvres composées sur l’UPIC comme celles que je me propose d’étudier, en passant par celles générées selon des techniques stochastiques comme Gendy 3, Iannis Xenakis a opté pour des approches radicalement différentes de ses contemporains.

Taurhiphanie et le Voyage absolu des Unari vers Andromède ont été composées à la fin des années 1980. Les deux projets sont radicalement différents : une performance en direct dans les arènes d’Arles pour la première et une diffusion à l’occasion d’une exposition de cerfs-volants à Osaka pour la seconde. Elles ont été très peu étudiées et les sources disponibles sont incomplètes. Chacune d’elle a été composée sur l’outil UPIC, développé par Xenakis et permettant de dessiner l’œuvre, de ses différentes parties aux formes d’onde qui déterminent le timbre du son. Cette approche graphique fait écho aux travaux que je réalise depuis la fin des années 1990 sur l’analyse et la représentation des musiques électroacoustiques. Je me propose donc d’appliquer à ces deux œuvres les techniques audionumériques d’analyse et de représentation du son ainsi que les techniques de visualisation de données adaptées à l’analyse musicale.

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