Nouvelles approches audionumériques pour l’analyse musicale : enjeux épistémologiques

Conférence dans le cadre du séminaire Épistémologie de la musicologie numérique. Le statut des approches mixtes

Maison de la Recherche, 28 rue Serpente, 75006 Paris, salle D 116.
Vendredi 13 avril 9h-13h

Depuis une quinzaine d’années, les techniques audionumériques commencent à être utilisées en musicologie non seulement pour enrichir les méthodes et les pratiques mais aussi pour explorer de nouveaux champs de recherche. Cette présentation s’appuiera sur l’analyse musicale pour montrer que les enjeux épistémologiques dépassent très largement le cadre de la musique et nécessitent de repenser la musicologie comme une science interdisciplinaire.

Renseignements

Le visuel dans les performances de lutheries numériques : une nouvelle forme de rapport à l’instrument

Le visuel dans les performances de lutheries numériques : une nouvelle forme de rapport à l’instrument
Vendredi 9 mars – 9h30 – Session : Performance et matérialité de l’instrument électronique

Dans le cadre du colloque Les lutheries électroniques

L’apparition de l’instrument électronique mais aussi des techniques d’amplification et d’enregistrement au début du XXe siècle, l’explosion des musiques populaires après-guerre puis la révolution numérique au tournant du millénaire ont profondément bouleversé le monde de la musique. Ces innovations ont touché l’ensemble des pratiques et favorisé l’éclosion de nouveaux processus de création.

En replaçant le phénomène dans son évolution historique, ce colloque proposé par la Cité de la musique-Philharmonie de Paris en partenariat avec l’institut de Sorbonne Universités Collegium Musicae interroge les dernières évolutions en matière de lutherie électronique et numérique mais aussi les interactions entre ces dernières et la facture instrumentale traditionnelle, dans le but de faire émerger des méthodologies neuves pour explorer ces instruments, au croisement de l’organologie, de l’archéologie des techniques, de l’histoire des idées et de l’esthétique.

Programme et renseignements : https://philharmoniedeparis.fr/fr/activite/colloque/18519-les-lutheries-electroniques

Échanges musicaux entre la France et la Grèce à l’aube du XXIe siècle, 1980-2010

Appel à communications

Les relations entre la Grèce et la France ont revêtu diverses formes à travers le temps. Elles ont permis non seulement d’influencer le développement sociopolitique et culturel des deux pays, mais surtout de nourrir de façon réciproque la création artistique.

À partir de la période médiévale avec Charlemagne, la prise de Constantinople au cours de la Quatrième croisade (1204 après J.-C.) et la fondation de plusieurs États francs dans l’Empire byzantin, en passant par le siècle des Lumières en France dont les idées essentielles se répandent dans un pays sous occupation ottomane, les échanges franco-grecs se concrétisent et prennent une tournure différente avec la Révolution française suivie de la guerre de l’indépendance grecque (1821-1830) et le mouvement du philhellénisme. Durant le XIXe siècle, la France contribue essentiellement à la projection de l’identité nationale des Grecs et à la mise en évidence de leur héritage antique (École française d’Athènes, découverte des deux Hymnes à Apollon…). Enfin, la musique française exerce une influence considérable sur les compositeurs grecs du XXe siècle, dont certains effectuent leurs études à Paris, alors que la musique grecque antique, traditionnelle et byzantine devient un sujet d’études approfondies pour des chercheurs français.

Si les relations musicales franco-grecques ont déjà été l’objet d’études diverses, comment peut-on les décrire à notre époque marquée par la globalisation ? À l’aube du XXIe siècle, et plus particulièrement durant les trente dernières années (1980-2010) où le langage musical évolue, entre autres grâce à la technologie (média et nouvelles technologies, musique électroacoustique, mixte, etc.), quelle est la nature des échanges musicaux entre la France et la Grèce ? Des compositeurs grecs de la nouvelle génération tels qu’Alexandros Markeas ou Georgia Spiropoulos trouvent à Paris, non seulement une opportunité d’approfondir leurs études, mais également un lieu d’évolution professionnelle. Comment leur rapport avec la France pourrait-il être défini ? Concerne-t-il principalement une recherche dans le domaine des connaissances technologiques ? Réciproquement, quel est le rapport des compositeurs français à la Grèce entre 1980 et 2010? Si on considère des œuvres telles queTrois prophéties de la Sibylle de Maurice Ohana, Cyclope de Betsy Jolas, Medea de Pascal Dusapin, ou encore la production de François-Bernard Mâche, peut-on en déduire que l’Antiquité grecque demeure une source d’inspiration inépuisable, ou peut-on également distinguer d’autres champs d’intérêt (actualité, musique traditionnelle, populaire, etc.)? Qu’est-ce que la Grèce apporte aux compositeurs français, qu’est-ce que la France apporte aux compositeurs grecs durant cette période? Quel est le rôle d’institutions telles que l’Institut français de Grèce (IFG) et l’IRCAM dans la promotion, la diffusion et la réception réciproque des œuvres grecques et françaises ? Quelles peuvent être, au niveau institutionnel, les perspectives actuelles de collaboration et diffusion de la création musicale entre les deux pays ?

Terrain encore peu exploré, le thème de cette journée d’études englobera de façon non exhaustive les axes suivants, afin de mettre en lumière plusieurs aspects du rapport musical entre les deux pays :

  • Musique et technologie : musique électronique, média, nouvelles technologies, œuvres et compositeurs.
  • Influences françaises et grecques sur l’œuvre des compositeurs grecs ayant effectué leurs études en France et de ceux qui y résident actuellement comme, entre autres, Georges Aperghis, Alexandros Markeas, Georgia Spiropoulos, Nicolas Tzortzis.
  • Présence pérenne de l’Antiquité grecque dans les œuvres des compositeurs français contemporains (opéra, musique de scène, etc.) – nouvelles interprétations et perception.
  • Autres sources d’inspiration relatives à la Grèce dans l’œuvre des compositeurs français.
  • Rôle des institutions (IRCAM, l’Institut français de Grèce, Universités grecques et françaises, festivals), des lieux de concert et des interprètes dans la diffusion et la réception réciproque des œuvres grecques et françaises dans les deux pays.
  • Présence de la musique traditionnelle et de la musique populaire grecque auprès du public français et échanges autour de la musique expérimentale et improvisée. – Nouvelles interprétations et perception de la musique byzantine (Marcel Pérès, Alexandros Lingas)
  • Aspects de l’œuvre et de l’activité de Iannis Xenakis de 1980 à sa mort.

Les propositions de communication (250 mots) suivies d’un bref CV (200 mots), les coordonnées électroniques de l’auteur, ainsi que l’indication de son institution de rattachement sont attendues avant le 10 février à l’adresse suivante: relmus.fg@gmail.com. Les résultats seront communiqués par voie électronique avant le 10 mars 2018.

Keynote speakers

  • Pierre Couprie
  • Cyrille Delhaye

Comité d’honneur

  • Danièle Pistone (Professeure émérite, Sorbonne Université – IReMus)
  • Jean-Pierre Bartoli (Sorbonne Université – IReMus)
  • Katy Romanou (Université Européenne de Chypre)
  • Cécile Auzolle (Université de Poitiers- CRIHAM, IReMus)

Comité scientifique

  • Andriana Soulele(RelMus/FG, Université de Poitiers- CRIHAM)
  • Lorenda Ramou(RelMus/FG, Centre Culturel Onassis Athènes)
  • Anne-Sylvie Barthel-Calvet (Université de Lorraine-CRULH, Labex GREAM-Strasbourg, IRCAM équipe APM, RelMus/FG)
  • Sylvie Douche (Sorbonne Université – IReMus)
  • Christophe Corbier (CNRS – IReMus)

Comité d’organisation

  • Andriana Soulele (RelMus/FG, Université de Poitiers- CRIHAM)
  • Lorenda Ramou (RelMus/FG, Centre Culturel Onassis Athènes)
  • Anne-Sylvie Barthel-Calvet (Université de Lorraine-CRULH, Labex GREAM-Strasbourg, IRCAM équipe APM, RelMus/FG)
  • Haris Xanthoudakis (Professeur émérite – Université Ionienne, Centre de recherche et de documentation du Conservatoire d’Athènes)
  • Théodora Psychoyou (Sorbonne Université – IReMus)

EMS18: Electroacoustic Music: Is it still a form of Experimental Music?

 
Deadline for paper submission: 15 January 2018
Announcement of the results: 28 February 2018
 
 
Call for Papers:
The Electroacoustic Music Studies Network 2018 will take place in Florence (Italy), 20-23 June 2018, Villa Finaly.
 
Main theme: Electroacoustic Music: Is it still a form of Experimental Music?
 
In the early years of musique concrète Schaeffer proposed that this new approach was a form of experimental music. Of course, during this period and later, others were to use this term as well, meaning something slightly different. Still, the rationale that organising sounds was an innovative form of music making was clearly a logical and just thing to say.

How true is this today? Has experimentation and innovation been overtaken by skill and technique? 
Today, the term electroacoustic music now encompasses a wide variety of practices and even genres. Seventy years after the birth of concrete music, it has now become very difficult to circumscribe what electroacoustic music is or can be, because it is so diversified and has so many different styles. Clearly electroacoustic music has come a long way over the last 70 years and many will clearly state that (aspects of) their work are indeed experimental.

On the other hand, there are many who have claimed, for example, that a good deal of acousmatic music has common tendencies and some even go so far to suggest that much of it sounds similar. In the field of musicology, new impulses to research are provided by various forms of technical experimentation. New musical interfaces, bio sensors, the return of hybrid synthesis and DIY devices exemplify challenges for performance studies or creative process analysis.

Has experimentalism taken a back seat to technique and, if so, is that a bad thing? Or is technique now sufficiently mature to stimulate new forms of musical experimentation?

What new forms of experimental have arisen? To what extent do new technologies and techniques allow for experimentalism in electroacoustic music? 
 
Keynote Speeches:
Laura Zattra
Lelio Camilleri
 

Approches contemporaines de la notation musicale

Conférence « Approches contemporaines de la notation musicale » dans le cadre du séminaire L’Autre Musique#5 : Partitions (séance Former-Transformer) au Cube-Centre de création numérique, Issy-les-Moulineaux, le 21 décembre 2017 à 14h30.

La partition est cet espace poïétique où s’envisage la matérialisation de l’œuvre à venir. Dans les formes variées qu’elle peut prendre (textuelle, dessinée, écrite…), la partition est un espace intermédial et intersémiotique par excellence – le lieu du métissage et de la transformation où signes, matières, images sont soumis à des manipulations, redéfinitions… Bref, la partition est le lieu d’une plasticité (Malabout, Debono) qui pourrait permettre d’interroger la partition non pas comme diagramme, mais comme rediagrammatisation, c’est-à-dire une remise sur le chantier des signes.

Renseignements : http://lecube.com/evenements/partitions

Inscriptions : https://www.weezevent.com/partitions-l-autre-musique-5

Résumé

Depuis la stabilisation de la notation musicale moderne à la toute fin du XVIe siècle, les compositeurs n’ont eu de cesse de la faire évoluer ou de trouver des solutions aux problèmes posés par l’évolution de la lutherie ou l’expérimentation sonore. Après les incursions dans le domaine du graphisme ou de la notation gestuelle à partir des années 1950, un nouveau courant semble émerger depuis la fin des années 1990. Les compositeurs utilisent désormais l’informatique pour créer des partitions animées, interactives, algorithmiques, codées en direct, tangibles ou situationnelles. Toutes ces pratiques ont un point commun, elles inventent une notation intrinsèquement liée à une pratique artistique particulière. Si ces nouvelles formes de notation révèlent une très grande liberté quant aux symboles et aux supports qu’elles utilisent, elles s’ancrent fortement dans l’éphémère, rendant ainsi difficile, voire impossible, l’archivage et la conservation.

Improtech 2017: Musical improvisation with digital intelligence (IDI)

Workshop / Concerts
Philadelphia, 11-13 December 2017
University of Pennsylvania, The Rotunda, Annenberg Center, and the Institute of Contemporary Art (ICA)

Improtech Paris – Philly (ikPP) gathers scholars, technologists, musicians, makers, around the idea of musical improvisation with digital intelligence (IDI), taking notice of the emergence and development of this new creative field. ikPP creates a link between the european and american research and creation scenes through the symbolic matching of two of their more eminent emblems, Paris and Philadelphia, just as it did a few years ago with Paris and New York.

Five years after its first iteration in New-York the ImproTech workshop – festival formula is back again to see the technological, aesthetical, and sociological evolutions that happened since the last gathering. The meeting place in Philadelphia seems a natural destination, for its unique improvised music scene and history, and its perpetual enchantment with so many ever floating historical musical figures.

Scholars, students, musicians, makers will come from many places in europe and the US to talk about their work, demo, teach and perform. ikPP will flourish on the explosive encounter of prominent research labs and scholars, well established musical figures of Jazz and contemporary music, and the young avant-garde / underground scene of Philadelphia and surroundings.

Information: http://ikparisphilly.ircam.fr

Penser le numérique à Sorbonne-Universités : à chacun ses données ?

Vendredi 10 novembre 2017
Institut Du Management De L’Information (IMI)
62 boulevard Sébastopol, 75003 Paris

Dans le cadre de Sorbonne Universités (SU), l’équipe du projet structurant TRANSNUM organise une journée d’études autour de la question de la « donnée ».

Le projet TRANSNUM, porté par le GRIPIC (Paris-Sorbonne) et le COSTECH (UTC), a pour ambition de fédérer, au sein de Sorbonne-Universités, les chercheurs et les initiatives analysant ou exploitant les transformations liées au développement du numérique. Loin de n’envisager ces transformations que d’un point de vue technique, il importe d’en analyser les enjeux épistémologiques, sociaux, politiques ou encore économiques. Pour ce faire, l’équipe de TRANSNUM est organisée en trois axes thématiques (numérique et savoirs ; numérique, médias et citoyenneté ; numérique, travail et économie) et un axe transversal (penser le numérique). L’objectif est donc double : d’un côté, participer aux réflexions contemporaines sur le numérique; de l’autre, comprendre comment ces technologies traversent et transforment les pratiques de recherche à Sorbonne-Universités.

Dans ce cadre, nous organisons une journée d’étude qui concilie ces deux objectifs. Il s’agit de rendre compte des travaux entamés par les différentes équipes de TRANSNUM, mais il s’agit surtout d’inviter les chercheurs de Sorbonne-Universités à parler de leurs rapports au numérique, afin d’enrichir la réflexion autour du numérique à Sorbonne- Universités.

Pour cela, il faut un thème qui puisse fédérer tous les laboratoires de SU, malgré la diversité des disciplines et des projets. Nous avons donc choisi de nous intéresser aux données. La donnée est un élément essentiel des technologies numériques. Sans donnée, pas de calcul possible… La ou les données sont en quelque sorte le plus petit dénominateur commun entre les multiples façons dont le numérique modèle nos pratiques, y compris nos pratiques de recherche. De plus, le développement récent des données massives induit de nouvelles problématiques. Il ne s’agit plus seulement de simuler informatiquement des phénomènes (qu’on va alors pouvoir étudier en les convertissant en données computables) mais il s’agit bien d’explorer le réel à travers les données récupérées en grand nombre.

Nous voulons donc interroger ce statut des données dans les recherches menées à Sorbonne-Universités : comment les différents chercheur.e.s engagé.e.s dans un projet de recherche construisent, mobilisent, utilisent, définissent (ou pas) ce qu’est une donnée ? Quels moyens sont mis en œuvre pour la produire, la traiter, la visualiser ? Si la production de données traverse toutes nos pratiques de recherche, comment est-elle conçue, définie, pratiquée selon les projets, les disciplines et sensibilités ?

Il s’agit de tirer parti de l’immense richesse et diversité des laboratoires de Sorbonne Universités pour poser les conditions d’un dialogue autour d’un objet largement partagé, pas forcément interrogé, mais présent dans tout projet de recherche impliquant le numérique. Sans limiter la donnée au calcul, nous souhaitons en interroger les multiples usages et construction selon les projets et traditions disciplinaires dans lesquelles elle est mobilisée.

La journée sera organisée autour de deux types d’interventions : celles de différents chercheurs de Sorbonne-Universités, affiliés à différentes disciplines, mais convoquant tous dans leurs travaux des données numériques ; celles des membres du projet TRANSNUM qui présenteront ainsi l’état de leurs recherches.

Programme

  • 9:15 Accueil
  • 9:45 (Ré)concilier calcul et données. Pascal Frey, Institut des Sciences du Calcul et des Données
  • 10:35 Autour du projet «Ontologie du christianisme médiéval en images ». Sébastien Biay, INHA. 
  • 11:30 Présentation des travaux de l’axe 1 « Numérique et savoir »
  • 13:30 Présentation des travaux de l’axe 2, « Numérique, médias et citoyenneté »
  • 14:05 Autour du projet « E-recolnat » et « Les Herbonautes ». Eva Perez Pimparé, MNHN
  • 14:50 Présentation des travaux de l’axe 3 « Numérique, travail et économie »
     
  • 15:35 Autour du projet « interpréter la musique acousmatique : enregistrement, analyse, visualisation ». Pierre Couprie et Nathanaëlle Raboisson, Collegium Musicae
  • 16:20 Présentation des travaux de l’axe 0 : « Penser le numérique »

Analyse de l’interprétation sur acousmonium

Conférence avec Nathanaëlle Raboisson (MotusLab) donnée dans le cadre des 16e Les Journées nationales de la musique électroacoustique au CRR de Perpignan-Méditerranée le 20 novembre 2017 de 14h30 à 17h00.

Renseignements : http://www.aecme.fr

Résumé

La conférence exposera les enjeux de la collaboration entre Nathanaëlle Raboisson de la compagnie musicale Motus (MotusLab) et Pierre Couprie de l’Institut de recherche en musicologie (IReMus) autour de l’analyse de l’interprétation de la musique acousmatique sur acousmonium. Nous présenterons les logiciels développés pour l’enregistrement des interprétations, l’aide à l’analyse et à la pédagogie. Nous exposerons ensuite quelques résultats d’analyse. Nous constatons que la pratique de l’interprétation se décline à travers différentes esthétiques de jeu. A ce jour, nous avons pu déceler et classifier, dans une première typologie du geste instrumental, les gestes du musicien à la console de l’acousmonium. Ces gestes ont des fonctions musicales déterminées et sont corrélés aux données musicales de l’oeuvre. De l’appropriation des ces pattern gestuels par l’interprète découle son individualité de jeu.

Nous présenterons ensuite la collaboration mise en place avec le Collegium Musicae (Sorbonne Universités) et la classe de Denis Dufour et Jonathan Prager, au PSPBB (CRR de Paris). L’objectif de ce projet est de compléter les résultats actuels sur le geste instrumental comme geste acquis grâce au suivi d’étudiants et de l’évolution de leur apprentissage sur une année.

Nouvelles approches audionumériques pour l’analyse musicale

Conférence « Nouvelles approches audionumériques pour l’analyse musicale » dans le cadre du colloque Penser la musicologie aujourd’hui le 25 novembre entre 9h30 et 13h au CNSMDP (Salon Vinteuil)

À l’occasion du centenaire de sa fondation (1917-2017), la Société française de musicologie propose une réflexion collective et prospective sur les définitions et les orientations de la discipline. Ouverte à toutes les musiques, des formes savantes aux cultures populaires, et nourrie d’une constellation d’approches (acoustique, ethnomusicologie, études de genre, histoire culturelle, iconographie, organologie, performance studies, etc.), la musicologie est en position aujourd’hui de repenser ses fondements et ses méthodes par une démarche épistémologique globale.

Programme du colloque : https://philharmoniedeparis.fr/fr/activite/colloque/18517-penser-la-musicologie-aujourdhui

Résumé

Depuis le début des années 1990, l’utilisation de techniques audionumériques s’est développée dans le domaine de l’acoustique. Depuis une quinzaine d’années, ces techniques commencent à être utilisées en musicologie non seulement pour l’analyse, la représentation et la classification de corpus mais aussi pour explorer de nouveaux champs de recherche. De l’ethnomusicologie à la création contemporaine, leur utilisation enrichit les méthodes d’analyse, facilite la navigation dans les corpus, apporte de nouvelles manières de représenter les paramètres musicaux ou améliore notre connaissance de certains aspects jusqu’à présent difficile à cerner.

Cet exposé présentera les principales méthodes fondées sur l’analyse acoustique de fichiers audio numériques dans le champ des musiques non notées. De l’extraction de l’information à son interprétation musicologique, en passant par la représentation des données ou les enjeux complexes liée à certains corpus, nous présenterons les méthodes et outils numériques actuellement disponibles pour le musicologue.

Nouvelles lutheries : gestes et simulacres

Colloque L’interaction dans la musique. Son, geste, dispositifs dans les musiques électroniques et électroacoustiques contemporaines

11 et 12 octobre 2017
Université de Rennes 2

Avec l’arrivée de technologies de plus en plus performantes, l’innovation a gagné les arts sonores. Les pratiques artistiques se renouvellent et de nouveaux rapports au public se développent. Parmi les innovations marquantes, l’interaction sous toutes ses formes (interfaces gestuelles, suivis intelligents, dispositifs de spatialisationetc.)estparticulièrement appréciée par les artistes et le public. L’interaction est maintenant présente dans la plupart des genres et styles musicaux, de l’improvisation à la composition, des musiques électroniques (EDM…) aux formes savantes de l’électroacoustique. Le colloque international INTERACT proposed’interrogerlesconséquences des di érentes formes d’interaction dans les musiques d’aujourd’hui. Des démonstrations, des installations et des concerts seront également proposés aux chercheurs et au grand public. L’événement béné cie du soutien du festival Maintenant, de l’équipe de recherche APP et de la commission recherche de Rennes 2, de la Sfam et de Rennes métropole.

Programme et renseignements