EMS18 Conference Theme: Electroacoustic Music: is it still a form of experimental music?

In the early years of musique concrète Schaeffer proposed that this new approach was a form of experimental music. Of course, during this period and later, others were to use this term as well, meaning something slightly different. Still, the rationale that organising sounds was an innovative form of music making was clearly a logical and just thing to say. How true is this today? Has experimentation and innovation been overtaken by skill and technique?

Today, the term electroacoustic music now encompasses a wide variety of practices and even genres. Seventy years after the birth of concrete music, it has now become very difficult to circumscribe what electroacoustic music is or can be, because it is so diversified and has so many different styles. Clearly electroacoustic music has come a long way over the last 70 years and many will clearly state that (aspects of) their work are indeed experimental. On the other hand, there are many who have claimed, for example, that a good deal of acousmatic music has common tendencies and some even go so far to suggest that much of it sounds similar. In the field of musicology, new impulses to research are provided by various forms of technical experimentation. New musical interfaces, bio sensors, the return of hybrid synthesis and DIY devices exemplify challenges for performance studies or creative process analysis.

Has experimentalism taken a back seat to technique and, if so, is that a bad thing? Or is technique now sufficiently mature to stimulate new forms of musical experimentation? What new forms of experimental have arisen? To what extent do new technologies and techniques allow for experimentalism in electroacoustic music? This is why the theme of EMS2018 is:

Electroacoustic Music: is it still a form of experimental music?

EMS18 proposes its community to investigate the experimental of its broad horizon of musical creativity, its dynamic or lack thereof.

Information: http://www.ems-network.org/ems18/index.html

Methods and Tools for Transcribing Electroacoustic Music

Fourth International Conference on Technologies for Music Notation and Representation
Wednesday, May 23 – 11:15 – Montréal, CIRMMT A-832

Information: http://tenor2018.tenor-conference.org

Abstract

This article presents some tools and methods to carry out transcriptions of electroacoustic music. It introduces the relationship between sound analysis and image or draw- ing at the birth of electroacoustic music and explains the interest of creating transcriptions. The article contains a proposed framework, based on several years of practice, which links musical analysis to transcription, sound analy- sis and representation. The different parts of a transcription are then detailed and methods are proposed to create anno- tations with reference to various examples I have created since the late 1990s.
The last section presents the EAnalysis package, devel- oped with Simon Emmerson and Leigh Landy at Leicester’s De Montfort University, in order to create a tool for analyzing, transcribing and representing electroacous- tic music. It introduces the interface, the architecture and the transcription features of this piece of software in rela- tion to other technologies.

Approches analytiques de l’œuvre électroacoustique de Iannis Xenakis : Taurhiphanie et le Voyage absolu des Unari vers Andromède

Dans le cadre de la Première Journée d’Études : Société Musicologique Hellénique – Équipe de recherche RelMus/FG –IReMus
Échanges musicaux entre la France et la Grèce à l’aube du XXIe siècle, 1980-2010
Vendredi 18 mai 2018 – Salle des Actes – Sorbonne Université

De Diamorphoses en 1957 à S.709 en 1994, la musique sur support occupe une place assez réduite dans la production de Iannis Xenakis. Toutefois, chacune des œuvres a marqué l’histoire de la musique électroacoustique en renouvelant profondément le rapport au son et à la technologie. Des œuvres sur bande comme Concret PH ou Bohor aux œuvres composées sur l’UPIC comme celles que je me propose d’étudier, en passant par celles générées selon des techniques stochastiques comme Gendy 3, Iannis Xenakis a opté pour des approches radicalement différentes de ses contemporains.

Taurhiphanie et le Voyage absolu des Unari vers Andromède ont été composées à la fin des années 1980. Les deux projets sont radicalement différents : une performance en direct dans les arènes d’Arles pour la première et une diffusion à l’occasion d’une exposition de cerfs-volants à Osaka pour la seconde. Elles ont été très peu étudiées et les sources disponibles sont incomplètes. Chacune d’elle a été composée sur l’outil UPIC, développé par Xenakis et permettant de dessiner l’œuvre, de ses différentes parties aux formes d’onde qui déterminent le timbre du son. Cette approche graphique fait écho aux travaux que je réalise depuis la fin des années 1990 sur l’analyse et la représentation des musiques électroacoustiques. Je me propose donc d’appliquer à ces deux œuvres les techniques audionumériques d’analyse et de représentation du son ainsi que les techniques de visualisation de données adaptées à l’analyse musicale.

Renseignements et programme de la conférence

Un retour d’expérience sur 15 ans de développement informatique pour la création, l’analyse musicale et la pédagogie

Dans le cadre du colloque Pédagogie et création
le 11 mai 2018, 11h00-11h45, La Beaudelie
Les rencontres de la tour de guet – 4ème édition

Des cédéroms à iAnalyse, du Synthé aux interfaces d’improvisation, de EAnalysis aux applications de captation de l’interprétation acousmatique, cela fait plus de 15 ans que je développe des logiciels pour la création, la pédagogie et la recherche musicologique. Cette présentation sera l’occasion de revenir sur quelques enjeux épistémologiques de l’informatique musicale et de démontrer le lien étroit qui existe entre la création, la pédagogie et la musicologie.

Renseignements

Nouvelles approches audionumériques pour l’analyse musicale : enjeux épistémologiques

Conférence dans le cadre du séminaire Épistémologie de la musicologie numérique. Le statut des approches mixtes

Maison de la Recherche, 28 rue Serpente, 75006 Paris, salle D 116.
Vendredi 13 avril 9h-13h

Depuis une quinzaine d’années, les techniques audionumériques commencent à être utilisées en musicologie non seulement pour enrichir les méthodes et les pratiques mais aussi pour explorer de nouveaux champs de recherche. Cette présentation s’appuiera sur l’analyse musicale pour montrer que les enjeux épistémologiques dépassent très largement le cadre de la musique et nécessitent de repenser la musicologie comme une science interdisciplinaire.

Renseignements

Le visuel dans les performances de lutheries numériques : une nouvelle forme de rapport à l’instrument

Le visuel dans les performances de lutheries numériques : une nouvelle forme de rapport à l’instrument
Vendredi 9 mars – 9h30 – Session : Performance et matérialité de l’instrument électronique

Dans le cadre du colloque Les lutheries électroniques

L’apparition de l’instrument électronique mais aussi des techniques d’amplification et d’enregistrement au début du XXe siècle, l’explosion des musiques populaires après-guerre puis la révolution numérique au tournant du millénaire ont profondément bouleversé le monde de la musique. Ces innovations ont touché l’ensemble des pratiques et favorisé l’éclosion de nouveaux processus de création.

En replaçant le phénomène dans son évolution historique, ce colloque proposé par la Cité de la musique-Philharmonie de Paris en partenariat avec l’institut de Sorbonne Universités Collegium Musicae interroge les dernières évolutions en matière de lutherie électronique et numérique mais aussi les interactions entre ces dernières et la facture instrumentale traditionnelle, dans le but de faire émerger des méthodologies neuves pour explorer ces instruments, au croisement de l’organologie, de l’archéologie des techniques, de l’histoire des idées et de l’esthétique.

Programme et renseignements : https://philharmoniedeparis.fr/fr/activite/colloque/18519-les-lutheries-electroniques

Échanges musicaux entre la France et la Grèce à l’aube du XXIe siècle, 1980-2010

Appel à communications

Les relations entre la Grèce et la France ont revêtu diverses formes à travers le temps. Elles ont permis non seulement d’influencer le développement sociopolitique et culturel des deux pays, mais surtout de nourrir de façon réciproque la création artistique.

À partir de la période médiévale avec Charlemagne, la prise de Constantinople au cours de la Quatrième croisade (1204 après J.-C.) et la fondation de plusieurs États francs dans l’Empire byzantin, en passant par le siècle des Lumières en France dont les idées essentielles se répandent dans un pays sous occupation ottomane, les échanges franco-grecs se concrétisent et prennent une tournure différente avec la Révolution française suivie de la guerre de l’indépendance grecque (1821-1830) et le mouvement du philhellénisme. Durant le XIXe siècle, la France contribue essentiellement à la projection de l’identité nationale des Grecs et à la mise en évidence de leur héritage antique (École française d’Athènes, découverte des deux Hymnes à Apollon…). Enfin, la musique française exerce une influence considérable sur les compositeurs grecs du XXe siècle, dont certains effectuent leurs études à Paris, alors que la musique grecque antique, traditionnelle et byzantine devient un sujet d’études approfondies pour des chercheurs français.

Si les relations musicales franco-grecques ont déjà été l’objet d’études diverses, comment peut-on les décrire à notre époque marquée par la globalisation ? À l’aube du XXIe siècle, et plus particulièrement durant les trente dernières années (1980-2010) où le langage musical évolue, entre autres grâce à la technologie (média et nouvelles technologies, musique électroacoustique, mixte, etc.), quelle est la nature des échanges musicaux entre la France et la Grèce ? Des compositeurs grecs de la nouvelle génération tels qu’Alexandros Markeas ou Georgia Spiropoulos trouvent à Paris, non seulement une opportunité d’approfondir leurs études, mais également un lieu d’évolution professionnelle. Comment leur rapport avec la France pourrait-il être défini ? Concerne-t-il principalement une recherche dans le domaine des connaissances technologiques ? Réciproquement, quel est le rapport des compositeurs français à la Grèce entre 1980 et 2010? Si on considère des œuvres telles queTrois prophéties de la Sibylle de Maurice Ohana, Cyclope de Betsy Jolas, Medea de Pascal Dusapin, ou encore la production de François-Bernard Mâche, peut-on en déduire que l’Antiquité grecque demeure une source d’inspiration inépuisable, ou peut-on également distinguer d’autres champs d’intérêt (actualité, musique traditionnelle, populaire, etc.)? Qu’est-ce que la Grèce apporte aux compositeurs français, qu’est-ce que la France apporte aux compositeurs grecs durant cette période? Quel est le rôle d’institutions telles que l’Institut français de Grèce (IFG) et l’IRCAM dans la promotion, la diffusion et la réception réciproque des œuvres grecques et françaises ? Quelles peuvent être, au niveau institutionnel, les perspectives actuelles de collaboration et diffusion de la création musicale entre les deux pays ?

Terrain encore peu exploré, le thème de cette journée d’études englobera de façon non exhaustive les axes suivants, afin de mettre en lumière plusieurs aspects du rapport musical entre les deux pays :

  • Musique et technologie : musique électronique, média, nouvelles technologies, œuvres et compositeurs.
  • Influences françaises et grecques sur l’œuvre des compositeurs grecs ayant effectué leurs études en France et de ceux qui y résident actuellement comme, entre autres, Georges Aperghis, Alexandros Markeas, Georgia Spiropoulos, Nicolas Tzortzis.
  • Présence pérenne de l’Antiquité grecque dans les œuvres des compositeurs français contemporains (opéra, musique de scène, etc.) – nouvelles interprétations et perception.
  • Autres sources d’inspiration relatives à la Grèce dans l’œuvre des compositeurs français.
  • Rôle des institutions (IRCAM, l’Institut français de Grèce, Universités grecques et françaises, festivals), des lieux de concert et des interprètes dans la diffusion et la réception réciproque des œuvres grecques et françaises dans les deux pays.
  • Présence de la musique traditionnelle et de la musique populaire grecque auprès du public français et échanges autour de la musique expérimentale et improvisée. – Nouvelles interprétations et perception de la musique byzantine (Marcel Pérès, Alexandros Lingas)
  • Aspects de l’œuvre et de l’activité de Iannis Xenakis de 1980 à sa mort.

Les propositions de communication (250 mots) suivies d’un bref CV (200 mots), les coordonnées électroniques de l’auteur, ainsi que l’indication de son institution de rattachement sont attendues avant le 10 février à l’adresse suivante: relmus.fg@gmail.com. Les résultats seront communiqués par voie électronique avant le 10 mars 2018.

Keynote speakers

  • Pierre Couprie
  • Cyrille Delhaye

Comité d’honneur

  • Danièle Pistone (Professeure émérite, Sorbonne Université – IReMus)
  • Jean-Pierre Bartoli (Sorbonne Université – IReMus)
  • Katy Romanou (Université Européenne de Chypre)
  • Cécile Auzolle (Université de Poitiers- CRIHAM, IReMus)

Comité scientifique

  • Andriana Soulele(RelMus/FG, Université de Poitiers- CRIHAM)
  • Lorenda Ramou(RelMus/FG, Centre Culturel Onassis Athènes)
  • Anne-Sylvie Barthel-Calvet (Université de Lorraine-CRULH, Labex GREAM-Strasbourg, IRCAM équipe APM, RelMus/FG)
  • Sylvie Douche (Sorbonne Université – IReMus)
  • Christophe Corbier (CNRS – IReMus)

Comité d’organisation

  • Andriana Soulele (RelMus/FG, Université de Poitiers- CRIHAM)
  • Lorenda Ramou (RelMus/FG, Centre Culturel Onassis Athènes)
  • Anne-Sylvie Barthel-Calvet (Université de Lorraine-CRULH, Labex GREAM-Strasbourg, IRCAM équipe APM, RelMus/FG)
  • Haris Xanthoudakis (Professeur émérite – Université Ionienne, Centre de recherche et de documentation du Conservatoire d’Athènes)
  • Théodora Psychoyou (Sorbonne Université – IReMus)

EMS18: Electroacoustic Music: Is it still a form of Experimental Music?

 
Deadline for paper submission: 15 January 2018
Announcement of the results: 28 February 2018
 
 
Call for Papers:
The Electroacoustic Music Studies Network 2018 will take place in Florence (Italy), 20-23 June 2018, Villa Finaly.
 
Main theme: Electroacoustic Music: Is it still a form of Experimental Music?
 
In the early years of musique concrète Schaeffer proposed that this new approach was a form of experimental music. Of course, during this period and later, others were to use this term as well, meaning something slightly different. Still, the rationale that organising sounds was an innovative form of music making was clearly a logical and just thing to say.

How true is this today? Has experimentation and innovation been overtaken by skill and technique? 
Today, the term electroacoustic music now encompasses a wide variety of practices and even genres. Seventy years after the birth of concrete music, it has now become very difficult to circumscribe what electroacoustic music is or can be, because it is so diversified and has so many different styles. Clearly electroacoustic music has come a long way over the last 70 years and many will clearly state that (aspects of) their work are indeed experimental.

On the other hand, there are many who have claimed, for example, that a good deal of acousmatic music has common tendencies and some even go so far to suggest that much of it sounds similar. In the field of musicology, new impulses to research are provided by various forms of technical experimentation. New musical interfaces, bio sensors, the return of hybrid synthesis and DIY devices exemplify challenges for performance studies or creative process analysis.

Has experimentalism taken a back seat to technique and, if so, is that a bad thing? Or is technique now sufficiently mature to stimulate new forms of musical experimentation?

What new forms of experimental have arisen? To what extent do new technologies and techniques allow for experimentalism in electroacoustic music? 
 
Keynote Speeches:
Laura Zattra
Lelio Camilleri
 

Approches contemporaines de la notation musicale

Conférence « Approches contemporaines de la notation musicale » dans le cadre du séminaire L’Autre Musique#5 : Partitions (séance Former-Transformer) au Cube-Centre de création numérique, Issy-les-Moulineaux, le 21 décembre 2017 à 14h30.

La partition est cet espace poïétique où s’envisage la matérialisation de l’œuvre à venir. Dans les formes variées qu’elle peut prendre (textuelle, dessinée, écrite…), la partition est un espace intermédial et intersémiotique par excellence – le lieu du métissage et de la transformation où signes, matières, images sont soumis à des manipulations, redéfinitions… Bref, la partition est le lieu d’une plasticité (Malabout, Debono) qui pourrait permettre d’interroger la partition non pas comme diagramme, mais comme rediagrammatisation, c’est-à-dire une remise sur le chantier des signes.

Renseignements : http://lecube.com/evenements/partitions

Inscriptions : https://www.weezevent.com/partitions-l-autre-musique-5

Résumé

Depuis la stabilisation de la notation musicale moderne à la toute fin du XVIe siècle, les compositeurs n’ont eu de cesse de la faire évoluer ou de trouver des solutions aux problèmes posés par l’évolution de la lutherie ou l’expérimentation sonore. Après les incursions dans le domaine du graphisme ou de la notation gestuelle à partir des années 1950, un nouveau courant semble émerger depuis la fin des années 1990. Les compositeurs utilisent désormais l’informatique pour créer des partitions animées, interactives, algorithmiques, codées en direct, tangibles ou situationnelles. Toutes ces pratiques ont un point commun, elles inventent une notation intrinsèquement liée à une pratique artistique particulière. Si ces nouvelles formes de notation révèlent une très grande liberté quant aux symboles et aux supports qu’elles utilisent, elles s’ancrent fortement dans l’éphémère, rendant ainsi difficile, voire impossible, l’archivage et la conservation.

Improtech 2017: Musical improvisation with digital intelligence (IDI)

Workshop / Concerts
Philadelphia, 11-13 December 2017
University of Pennsylvania, The Rotunda, Annenberg Center, and the Institute of Contemporary Art (ICA)

Improtech Paris – Philly (ikPP) gathers scholars, technologists, musicians, makers, around the idea of musical improvisation with digital intelligence (IDI), taking notice of the emergence and development of this new creative field. ikPP creates a link between the european and american research and creation scenes through the symbolic matching of two of their more eminent emblems, Paris and Philadelphia, just as it did a few years ago with Paris and New York.

Five years after its first iteration in New-York the ImproTech workshop – festival formula is back again to see the technological, aesthetical, and sociological evolutions that happened since the last gathering. The meeting place in Philadelphia seems a natural destination, for its unique improvised music scene and history, and its perpetual enchantment with so many ever floating historical musical figures.

Scholars, students, musicians, makers will come from many places in europe and the US to talk about their work, demo, teach and perform. ikPP will flourish on the explosive encounter of prominent research labs and scholars, well established musical figures of Jazz and contemporary music, and the young avant-garde / underground scene of Philadelphia and surroundings.

Information: http://ikparisphilly.ircam.fr