Les Phonogénistes : L’homme à la caméra

 

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Les Phonogénistes + Jean-Marc Chouvel (orgue)

Ciné-concert : L’homme à la caméra de Dziga Vertov

Vendredi 19 juin 2015 à 20h00 (entrée libre)

Conservatoire du 10e arrondissement de Paris.
6 Rue Pierre Bullet 75010 Paris

Laurence Bouckaert : Karlax
Pierre Couprie : Flûte augmentée
Francis Larvor : Laptop

 

Revue Circuit, volume 25 numéro 1

Contenir le sonore.
Les nouveaux profils de la notation

Ce volume 25, numéro 1 a été codirigé par Isabelle Panneton et Marie-Pierre Brasset. Il explore le thème de la notation musicale sous les angles historique, analytique et esthétique, à travers les contributions de Caroline Traube, Pierre Couprie, Georges Forget et François-Xavier Féron.

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Introduction : à la recherche des neumes de demain
Isabelle Panneton et Marie-Pierre Brasset

Avant de tourner la page… Petite histoire des outils d’édition musicale
Georges Forget

La notation du timbre instrumental : noter la cause ou l’effet dans le rapport geste-son
Caroline Traube

Prolégomènes à la représentation analytique des musiques électroacoustiques
Pierre Couprie

Enjeux et évolution du système de notation dans Pression pour un(e) violoncelliste de Helmut Lachenmann
François-Xavier Féron

ENQUÊTE

Perspectives de chefs : points de vue de trois chefs d’orchestre québécois sur la notation musicale aujourd’hui
Marie-Pierre Brasset

EXCLUSIVITÉ WEB

« L’autre Gould » en baladodiffusion

ACTUALITÉS

Entendu dans Cette ville étrange : d’accessibilité et d’authenticité
André Hamel

Word Events: Perspectives on Verbal Notation, de John Lely et James Saunders
Compte rendu de Cléo Palacio-Quintin

Kohlenstoff : collectif montréalais et étiquette de disques indépendante
Compte rendu de Chantale Laplante

ECM+ Génération 2014 : regards sur les quatre compositeurs lauréats (1re partie)
Symon Henry

À propos des illustrations
Illustrations de Catherine Bolduc

Journées d’informatique Musicale – Montréal mai 2015

Capture d’écran 2015-04-12 à 19.17.47Je présenterai deux articles lors des prochaines Journées d’Informatique Musicale à l’Université de Montréal (7-9 mai 2015) :

Représentations analytiques avancées avec EAnalysis

Le logiciel EAnalysis est développé depuis 2010 pour l’aide à l’analyse de la musique électroacoustique et, plus largement, des musiques non notées. Il permet de créer des représentations graphiques, acoustiques, mathématiques ou musicales. Les dernières mises à jour présentent un certain nombre de nouveautés dans le domaine de la représentation du spectre, de l’usage des descripteurs audio, du filtrage et de la représentation des structures linéaires. Différents travaux ont été menés afin d’ajouter des fonctions très utiles en analyse musicale ou créer des liens avec d’autres logiciels comme le plugin vamp LibXtract ou le logiciel SuperVP.

(avec Jean Bresson, Dominique Fober et Yann Geslin) Les nouveaux espaces de la notation musicale

La notation de la musique sert les besoins de la représentation, de l’écriture et de la création artistique. Confrontée aux nouvelles formes musicales comme les musiques électroniques, les oeuvres interactives, le live coding, aux phénomènes de migration de l’instrument musical vers des plates-formes gestuelles et mobiles, aux hybridations avec la danse, le design, le multimédia, la partition contemporaine est souvent étendue, éclatée sur des supports différents, revisitée à travers de nouvelles formes d’écriture. Cet article fait le point sur les évolutions et les besoins actuels en terme de notation musicale, ainsi que sur les outils informatiques émergents pour servir ces besoins.

Renseignements et inscriptions : http://jim2015.oicrm.org

Performance avec ONE

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Concert Live Electronic

25 avril 2015 – 20h00
Studio 104
116 avenue du Président Kennedy 75016 Paris

Programme

  • Mark APPLEBAUM “Aphasia” (Vidéo)
  • Bernard PARMEGIANI “L’écho du miroir” création de la version définitive (2008)
  • Juanjo MOSALINI + Olivier SENS “Discrets times”
  • ONE (Orchestre National d’Electroacoustique) – Serge DELAUBIER, Laurence BOUCKAERT, Pierre COUPRIE, Hugues GENEVOIS, Vincent GOUDARD, Jean HAURY, György KURTAG

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La représentation du son dans la création et l’analyse musicale

Conférence donnée le 26 mars 2015 dans le cadre de la Troisième Biennale d’Analyse Musicale 2015 de la Société Belge d’Analyse Musicale : Les Nouvelles Technologies au service de la création musicale, un point de vue critique !

Renseignements : http://www.sbam.be

Résumé

formeDonde03Depuis l’avènement du numérique, les logiciels de création utilisent plusieurs manières de représenter le son ou ses paramètres. De la forme d’onde au sonagramme, en passant par les graphiques utilisés dans les plug-ins ou ceux permet- tant de visualiser les différences entre les presets des synthétiseurs, ces représentations obéissent généralement aux mêmes exigences centrées autour de la notion d’interface utilisateur. Si l’analyse musicale s’est souvent contentée de réutiliser les logiciels de création, depuis une dizaine d’années plusieurs projets de logiciel d’aide à l’analyse commencent à voir le jour. Les exigences sont alors différentes des logiciels de création, ils mettent aussi bien souvent en évidence l’absence de réflexion et le retard des humanités numériques sur la création artistique. Toutefois, l’aspect expérimental de ces recherches permet d’explorer de nouvelles formes de représentations du son qui pourraient bien servir un jour dans la création musicale.

Le fantastique dans la musique anecdotique de Luc Ferrari

Cette conférence sera donnée dans le cadre du colloque sur Le fantastique dans les musiques des XXe et XXIe siècles  à l’université de Rouen le 24 mars 2015.

programme complet

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Résumé

Le fantastique a toujours eu une place de choix dans la musique électroacoustique. Il émerge à travers le timbre des sons provoquant l’imaginaire de l’auditeur, la possibilité de manipuler des enregistrements en créant une ambiguïté avec le réel ou le travail de l’espace permettant de créer des environnements sonores inouïs. De nombreux compositeurs ont aussi intégré le fantastique dans le programme même de leurs musiques : Les paroles dégelées de Pierre Schaeffer, Futuristie ou Dracula de Pierre Henry, Forêt profonde de Francis Dhomont ou Pour en finir avec le pouvoir d’Orphée de Bernard Parmegiani et François Bayle.

Dans sa musique anecdotique, Luc Ferrari créé un dialogue entre les sons du quotidien et les sons abstraits : « J’avais là toute une échelle allant de l’abstrait au concret. Je pouvais donc représenter des images, les faire apparaître ou disparaître, je pouvais faire un spectacle d’absurdité, je pouvais articuler le langage des bruits »[1]. De Music Promenade aux Presque rien en passant par Strathoven ou Far West News, le compositeur exploite cette dialectique entre concret et abstrait de différentes manières : les sons abstraits font irruption en rompant le flux du paysage sonore, déstabilisent l’auditeur en créant une dialectique musicale irréelle, s’insèrent dans le flux sonore en créant une ambiguïté subtile ou font écho à certains bruits naturels. L’abstrait émerge aussi très souvent à la suite des paroles que le compositeur chuchote dans l’enregistrement de ses paysages sonores, prolongeant en quelque sorte ses pensées.

Chez Luc Ferrari, le monde sonore abstrait n’est jamais dominant, il permet le passage entre deux univers concrets, deux paysages sonores, ou rapproche des moments éloignés du même paysage. Le compositeur joue avec le réel, manipule notre écoute en déformant ses enregistrements.

En partant d’analyses de plusieurs œuvres, cette présentation permettra de réaliser une typologie de la dialectique entre concret et abstrait et de montrer le foisonnement dont a fait preuve le compositeur dans ce domaine.


[1] Luc Ferrari, Jacqueline Caux, Presque rien avec Luc Ferrari, Paris, Main d’œuvre, 2002, p. 149.

Journée d’étude / séminaire notation #3

Organisation : AFIM/INA-GRM

Vendredi 6 février 2015

Salle Cognacq-Jay – Centre Pierre Sabbagh
83-85 rue de Patay
75013 Paris

Programme

14h00 – Karim Barkati – Weezic
14h30 – Dominique Fober – GRAME
Nouvelles approches pour la notation de la musique
15h00 – Robert Piéchaud
Voyage en typographie musicale
15h30 pause
16h00 – Filipe Lopes
Do Desenho e do Som
16h30 – Jean Bresson – IRCAM
Représentations interactives de données musicales dans OpenMusic
17h00 – Pierre Couprie – IReMus – Université Paris-Sorbonne
EAnalysis : représentations analytiques
17h30 discussion

Programme détaillé

Pertinence, usage et interprétation des descripteurs pour l’analyse

L’analyse musicale à l’heure des outils multimédia

Coordination : Jean-Marc Chouvel

Séminaire de recherche doctoral et post-doctoral interuniversitaire
Institut de Recherche en Musicologie – Université de Paris Sorbonne – CNRS – UMR8223
Société Française d’Analyse Musicale – Revue Musimédiane

Maison de la recherche 28, rue Serpente 75006 Paris

Depuis plusieurs années, l’analyse musicale est confrontée à l’émergence d’outils multimédia qui ont une incidence sur la manière même de concevoir cette branche de la musicologie. La revue musimediane http://www.musimediane.com a tenté de rendre compte de ces possibilités, que ce soit dans le champ de la théorie musicale ou dans celui de la diffusion du travail scientifique.

Une réflexion théorique collective sur cette évolution est aujourd’hui nécessaire, afin de mieux en cerner les enjeux : pour la théorie de la musique elle-même, avec l’émergence conjointe de nouveaux objets de recherche, pour la réflexion sur les aspects cognitifs engagés, par exemple dans l’accompagnement visuel de l’écoute, ou pour l’incidence de ces nouveaux outils dans la divulgation de l’analyse et dans la pédagogie.

Le séminaire interrogera en particulier l’importance de ces nouvelles représentations sur la conception même que nous pouvons avoir de la musique, et sur la façon dont pourrait désormais être capté et restitué son mouvement.

Vendredi 23/01/2015 13H30 – 17h30 salle D040

Pertinence, usage et interprétation des descripteurs pour l’analyse

Coordination de la séance : Alain Bonardi et Pierre Couprie

Sous la dénomination de « descripteurs audio », un nombre considérable d’outils ont été développés ces dernières années qui proposent de mettre en évidence des aspects spécifiques du signal audio. Bien que la plupart aient été développés dans un contexte, celui de la recherche d’information musicale (M.I.R), assez éloigné des préoccupations de l’analyse, on peut toutefois interroger la pertinence de ces « descripteurs » pour la compréhension du phénomène musical. Quelles sont les catégories mises en évidence ? Quel est le potentiel de leur combinaison ? Quels aspects du message musical mettent-ils en avant ? et quels aspects leur restent inaccessibles ? Leur démultiplication est-il un gage d’adéquation ou une impuissance à délivrer une synthèse ?

Intervenants

Diemo Schwarz
Gestion de larges corpus audio annotés et segmentés pour synthèse et analyse interactives

Pierre Couprie
Quelques réflexions sur l’usage des descripteurs audios dans l’analyse de la musique électroacoustique

Philippe Lalitte
Analyser l’interprétation avec les descripteurs audio : avantages, contraintes et limitations

Mikhaïl Malt
Descripteurs de bas niveau et analyse musicale, réflexions…

Geoffroy Peters
Descripteurs audio : de la simple représentation au modèle de connaissances