EMS18: Electroacoustic Music: Is it still a form of Experimental Music?

 
Deadline for paper submission: 15 January 2018
Announcement of the results: 28 February 2018
 
 
Call for Papers:
The Electroacoustic Music Studies Network 2018 will take place in Florence (Italy), 20-23 June 2018, Villa Finaly.
 
Main theme: Electroacoustic Music: Is it still a form of Experimental Music?
 
In the early years of musique concrète Schaeffer proposed that this new approach was a form of experimental music. Of course, during this period and later, others were to use this term as well, meaning something slightly different. Still, the rationale that organising sounds was an innovative form of music making was clearly a logical and just thing to say.

How true is this today? Has experimentation and innovation been overtaken by skill and technique? 
Today, the term electroacoustic music now encompasses a wide variety of practices and even genres. Seventy years after the birth of concrete music, it has now become very difficult to circumscribe what electroacoustic music is or can be, because it is so diversified and has so many different styles. Clearly electroacoustic music has come a long way over the last 70 years and many will clearly state that (aspects of) their work are indeed experimental.

On the other hand, there are many who have claimed, for example, that a good deal of acousmatic music has common tendencies and some even go so far to suggest that much of it sounds similar. In the field of musicology, new impulses to research are provided by various forms of technical experimentation. New musical interfaces, bio sensors, the return of hybrid synthesis and DIY devices exemplify challenges for performance studies or creative process analysis.

Has experimentalism taken a back seat to technique and, if so, is that a bad thing? Or is technique now sufficiently mature to stimulate new forms of musical experimentation?

What new forms of experimental have arisen? To what extent do new technologies and techniques allow for experimentalism in electroacoustic music? 
 
Keynote Speeches:
Laura Zattra
Lelio Camilleri
 

Approches contemporaines de la notation musicale

Conférence « Approches contemporaines de la notation musicale » dans le cadre du séminaire L’Autre Musique#5 : Partitions (séance Former-Transformer) au Cube-Centre de création numérique, Issy-les-Moulineaux, le 21 décembre 2017 à 14h30.

La partition est cet espace poïétique où s’envisage la matérialisation de l’œuvre à venir. Dans les formes variées qu’elle peut prendre (textuelle, dessinée, écrite…), la partition est un espace intermédial et intersémiotique par excellence – le lieu du métissage et de la transformation où signes, matières, images sont soumis à des manipulations, redéfinitions… Bref, la partition est le lieu d’une plasticité (Malabout, Debono) qui pourrait permettre d’interroger la partition non pas comme diagramme, mais comme rediagrammatisation, c’est-à-dire une remise sur le chantier des signes.

Renseignements : http://lecube.com/evenements/partitions

Inscriptions : https://www.weezevent.com/partitions-l-autre-musique-5

Résumé

Depuis la stabilisation de la notation musicale moderne à la toute fin du XVIe siècle, les compositeurs n’ont eu de cesse de la faire évoluer ou de trouver des solutions aux problèmes posés par l’évolution de la lutherie ou l’expérimentation sonore. Après les incursions dans le domaine du graphisme ou de la notation gestuelle à partir des années 1950, un nouveau courant semble émerger depuis la fin des années 1990. Les compositeurs utilisent désormais l’informatique pour créer des partitions animées, interactives, algorithmiques, codées en direct, tangibles ou situationnelles. Toutes ces pratiques ont un point commun, elles inventent une notation intrinsèquement liée à une pratique artistique particulière. Si ces nouvelles formes de notation révèlent une très grande liberté quant aux symboles et aux supports qu’elles utilisent, elles s’ancrent fortement dans l’éphémère, rendant ainsi difficile, voire impossible, l’archivage et la conservation.

Improtech 2017: Musical improvisation with digital intelligence (IDI)

Workshop / Concerts
Philadelphia, 11-13 December 2017
University of Pennsylvania, The Rotunda, Annenberg Center, and the Institute of Contemporary Art (ICA)

Improtech Paris – Philly (ikPP) gathers scholars, technologists, musicians, makers, around the idea of musical improvisation with digital intelligence (IDI), taking notice of the emergence and development of this new creative field. ikPP creates a link between the european and american research and creation scenes through the symbolic matching of two of their more eminent emblems, Paris and Philadelphia, just as it did a few years ago with Paris and New York.

Five years after its first iteration in New-York the ImproTech workshop – festival formula is back again to see the technological, aesthetical, and sociological evolutions that happened since the last gathering. The meeting place in Philadelphia seems a natural destination, for its unique improvised music scene and history, and its perpetual enchantment with so many ever floating historical musical figures.

Scholars, students, musicians, makers will come from many places in europe and the US to talk about their work, demo, teach and perform. ikPP will flourish on the explosive encounter of prominent research labs and scholars, well established musical figures of Jazz and contemporary music, and the young avant-garde / underground scene of Philadelphia and surroundings.

Information: http://ikparisphilly.ircam.fr

Analyse de l’interprétation sur acousmonium

Conférence avec Nathanaëlle Raboisson (MotusLab) donnée dans le cadre des 16e Les Journées nationales de la musique électroacoustique au CRR de Perpignan-Méditerranée le 20 novembre 2017 de 14h30 à 17h00.

Renseignements : http://www.aecme.fr

Résumé

La conférence exposera les enjeux de la collaboration entre Nathanaëlle Raboisson de la compagnie musicale Motus (MotusLab) et Pierre Couprie de l’Institut de recherche en musicologie (IReMus) autour de l’analyse de l’interprétation de la musique acousmatique sur acousmonium. Nous présenterons les logiciels développés pour l’enregistrement des interprétations, l’aide à l’analyse et à la pédagogie. Nous exposerons ensuite quelques résultats d’analyse. Nous constatons que la pratique de l’interprétation se décline à travers différentes esthétiques de jeu. A ce jour, nous avons pu déceler et classifier, dans une première typologie du geste instrumental, les gestes du musicien à la console de l’acousmonium. Ces gestes ont des fonctions musicales déterminées et sont corrélés aux données musicales de l’oeuvre. De l’appropriation des ces pattern gestuels par l’interprète découle son individualité de jeu.

Nous présenterons ensuite la collaboration mise en place avec le Collegium Musicae (Sorbonne Universités) et la classe de Denis Dufour et Jonathan Prager, au PSPBB (CRR de Paris). L’objectif de ce projet est de compléter les résultats actuels sur le geste instrumental comme geste acquis grâce au suivi d’étudiants et de l’évolution de leur apprentissage sur une année.

Nouvelles approches audionumériques pour l’analyse musicale

Conférence « Nouvelles approches audionumériques pour l’analyse musicale » dans le cadre du colloque Penser la musicologie aujourd’hui le 25 novembre entre 9h30 et 13h au CNSMDP (Salon Vinteuil)

À l’occasion du centenaire de sa fondation (1917-2017), la Société française de musicologie propose une réflexion collective et prospective sur les définitions et les orientations de la discipline. Ouverte à toutes les musiques, des formes savantes aux cultures populaires, et nourrie d’une constellation d’approches (acoustique, ethnomusicologie, études de genre, histoire culturelle, iconographie, organologie, performance studies, etc.), la musicologie est en position aujourd’hui de repenser ses fondements et ses méthodes par une démarche épistémologique globale.

Programme du colloque : https://philharmoniedeparis.fr/fr/activite/colloque/18517-penser-la-musicologie-aujourdhui

Résumé

Depuis le début des années 1990, l’utilisation de techniques audionumériques s’est développée dans le domaine de l’acoustique. Depuis une quinzaine d’années, ces techniques commencent à être utilisées en musicologie non seulement pour l’analyse, la représentation et la classification de corpus mais aussi pour explorer de nouveaux champs de recherche. De l’ethnomusicologie à la création contemporaine, leur utilisation enrichit les méthodes d’analyse, facilite la navigation dans les corpus, apporte de nouvelles manières de représenter les paramètres musicaux ou améliore notre connaissance de certains aspects jusqu’à présent difficile à cerner.

Cet exposé présentera les principales méthodes fondées sur l’analyse acoustique de fichiers audio numériques dans le champ des musiques non notées. De l’extraction de l’information à son interprétation musicologique, en passant par la représentation des données ou les enjeux complexes liée à certains corpus, nous présenterons les méthodes et outils numériques actuellement disponibles pour le musicologue.

Nouvelles lutheries : gestes et simulacres

Colloque L’interaction dans la musique. Son, geste, dispositifs dans les musiques électroniques et électroacoustiques contemporaines

11 et 12 octobre 2017
Université de Rennes 2

Avec l’arrivée de technologies de plus en plus performantes, l’innovation a gagné les arts sonores. Les pratiques artistiques se renouvellent et de nouveaux rapports au public se développent. Parmi les innovations marquantes, l’interaction sous toutes ses formes (interfaces gestuelles, suivis intelligents, dispositifs de spatialisationetc.)estparticulièrement appréciée par les artistes et le public. L’interaction est maintenant présente dans la plupart des genres et styles musicaux, de l’improvisation à la composition, des musiques électroniques (EDM…) aux formes savantes de l’électroacoustique. Le colloque international INTERACT proposed’interrogerlesconséquences des di érentes formes d’interaction dans les musiques d’aujourd’hui. Des démonstrations, des installations et des concerts seront également proposés aux chercheurs et au grand public. L’événement béné cie du soutien du festival Maintenant, de l’équipe de recherche APP et de la commission recherche de Rennes 2, de la Sfam et de Rennes métropole.

Programme et renseignements

Tracking the creative process in music

“Technologies and methods to analyse acousmatic interpretations”
During the session 9B “Acousmatic Interpretation”
Saturday, 16th September, 9:00-9:30

The TCPM international conference brings together researchers interested in artistic creativity and the study of processes of musical and sound creation of the past and present. Researchers working on this cluster of problems from a wide variety of disciplines (history, music analysis, psychology, philosophy, cognitive science, sociology, ethnomusicology, anthropology, dance, theatre, film, amongst others) are invited to assess the different methodologies developed in the last thirty years in their respective areas from an interdisciplinary perspective. Each approach contributes in its own way to the advancement of our understanding of the procedures, techniques, knowledge and know-how employed by musicians involved in creative projects.

Following the epistemological paradigm shifts that musicology underwent at the end of the last century, the notion of ‘creative process’ has been enriched. Sketch studies have extended their scope beyond notated works of art music. Today this field includes all contemporary musical repertories as well as the oral, technological and collaborative dimensions of the creative process in music. There is growing interest, for example, in the function of improvisation and of gesture in the creative process, in the collective and collaborative dimensions of artistic work, in the redefinition of the roles of the composer and the performer, or in the art of studio production and in the strategies of documentation, transmission and future performance of works involving technology. The complexity and the multidimensionality of this field of study require new analytical tools and new research methods at the crossroads of analytical musicology, the social science and humanities and other academic disciplines.

This broadening of the field also provides a new context for the study of works and composers from the Western musical canon. Whether based on historical archives or on the collection of empirical data, studies of the creative process in music share many of the same methodological requirements, descriptive vocabulary and models of creative action. This conference therefore aims to be a forum in which the most recent findings from a broad range of research agendas can be presented, discussed, and assembled.

Program: http://tcpm2017.com/program/

Analyser la musique mixte

Sous la direction de Alain Bonardi, Bruno Bossis, Pierre Couprie, Vincent Tiffon

La musique mixte, mêlant sur scène des instruments/voix et des sons électroniques, riche de plus d’un demi-siècle d’histoire, reste méconnue à plusieurs titres. En 2012, des compositeurs, interprètes et musicologues se sont réunis à l’Ircam sous l’égide de la Société Française d’Analyse Musicale pour exposer leurs résultats sur l’étude des musiques mixtes. L’analyse musicale a trouvé dans cette pratique artistique un objet complexe, faisant coexister deux mondes sonores et deux types de notations. De ce matériau musical émergent de nombreuses difficultés d’interprétation, la multiplicité des paradigmes technologiques, l’obsolescence rapide des moyens techniques impliqués. Comment rendre compte de ces œuvres mixtes sans les réduire tantôt à des partitions, tantôt à des traces sonores ? Quelles méthodes d’analyse et quels outils de représentation privilégier pour les comprendre ?

Cet ouvrage reflète une partie des recherches développées lors de cette rencontre scientifique. Il réunit aussi bien des approches méthodologiques variées (Lalitte, Boutard et Féron, Couprie : partie 1), qu’une synthèse programmatique (Orcalli : partie 4). D’autres auteurs se sont efforcés de décrire d’une part, des contraintes spécifiques des moyens de production électronique (Bonardi, Baudouin, Akkermann, Sprenger-Ohana : partie 2) et, d’autre part, des engagements esthétiques différents selon le corpus (Dack, Solomos, Cabanes, Cossettini et Orcalli : partie 3).

L’ensemble de ces textes ne peut répondre à lui-seul à la question posée : comment analyser la musique mixte ? Les auteurs et les co-responsables de la publication de ces actes posent quelques jalons venant nourrir cette réflexion. Penser et faire l’analyse de la musique mixte, c’est aussi repenser l’historiographie de la musique mixte, reconsidérer le poids des « technologies nouvelles » et anciennes, réactiver la collaboration nécessaire entre ceux qui créent et ceux qui transmettent, compositeurs, collectifs d’artistes, interprètes, réalisateurs en informatique musicale, musicologues, pédagogues.

Textes de : Philippe Lalitte, Guillaume Boutard, François-Xavier Féron, Pierre Couprie, Alain Bonardi, Olivier Baudoin, Miriam Akkermann, Noémie Sprenger-Ohana, John Dack, Makis Solomos, Gilles Cabanes, Luca Cossettini et Angelo Orcalli.

Achat en ligne (version papier et ebook)

Une expérience de captation et d’analyse de l’interprétation acousmatique

Nathanaëlle Raboisson, MotusLab, Compagnie musicale Motus
Pierre Couprie, IReMus, Université Paris-Sorbonne

Cet article présente la collaboration entre la compagnie musicale Motus et l’Institut de recherche en musicologie (IReMus) sur l’analyse de l’interprétation de la musique acousmatique. Cette étude systématique a nécessité le développement de deux logiciels dans l’environnement Max pour la captation et l’analyse des interprétations. Sur le plan musicologique, ces logiciels ont permis de préciser les caractéristiques d’une interprétation acousmatique. Les logiciels se sont aussi avérés être particulièrement adaptés à un usage pédagogique dans la formation des jeunes interprètes. Enfin, cette étude a mis en évidence de nouvelles perspectives dans le domaine de la captation et de l’étude de l’interprétation acousmatique.

Télécharger l’article : https://jim2017.sciencesconf.org/data/Nathanaelle_Raboisson2017aa.pdf

L’humour en musique, et autres légèretés sérieuses depuis 1960

Sous la direction d’Étienne Kippelen

L’humour en musique n’a pas bonne presse. Labile, futile, anecdotique, il a régulièrement été vilipendé par certains philosophes et compositeurs de la modernité – Schopenhauer, Adorno, Varèse et Boulez en tête – tandis que d’autres, moins nombreux, y voyaient l’essence même de l’art, une légèreté sérieuse (Schlegel, Bergson, Jankélévitch). Après une période de déni, consécutive à la Seconde Guerre mondiale, l’humour musical se manifeste dans un nombre croissant de créations depuis quatre décennies, chez de multiples compositeurs comme Mauricio Kagel, György Ligeti, Luc Ferrari, Luciano Berio, Bruno Maderna, Arvo Pärt, Régis Campo, etc.

Tout en établissant une esthétique de l’humour musical, les quatorze articles réunis dans ce volume tentent tout d’abord d’en éclaircir ses principales nuances et de caractériser ses nombreux cousinages, avec le comique, la satire, la parodie, l’ironie. Un deuxième temps est consacré à l’étude du rire musical, développé à travers toutes ses particularités. Sans être toujours attaché à l’humour, il engendre de nombreuses significations secondaires : la peur, la folie, le désespoir. La dernière partie aborde l’esthétique de la satire, qui noue à travers le détournement de citation de riches intertextualités. Y sont également abordé les liens profonds qu’entretiennent l’humour et ses dérivés avec les évolutions de la société post-industrielle.

http://presses-universitaires.univ-amu.fr/lhumour-musique-autres-legeretes-serieuses-1960-1

Table des matières

  • Préface : « Le rire est une chose sérieuse avec laquelle il ne faut pas plaisanter. », Étienne Kippelen

Paysages de l’humour musical

  • Musique, humour consensuel et postmodernité, Jacques Amblard
  • « Entre nous, est-ce que vous croyez sincèrement à la musique “humoristique” ? », Benjamin Lassauzet
  • L’humour est-il soluble dans la musique électroacoustique ? Petite quête musicale à la recherche d’un humour sonore…, Pierre Couprie
  • Musique savante et humour : les gurations de l’image sonore aux xxe et xxie siècles, Pierre Albert Castanet

Le rire musical

  • Micromégas, ou le rire musicalisé, Aurélie Allain
  • Les (en)jeux de Cries of London de Luciano Berio, Jean-Jacques Bénaily
  • La diva qui riait : Cathy Berberian, le rire et l’humour dans la musique des années 1960, Stéphan Etcharry

De l’humour musical à la satire sociale

  • Acceptions du comique dans Ubu Rex de Krysztof Penderecki : liation et interrogation du modèle bergsonien, Lionel Pons
  • Humour et satire chez György Ligeti, Étienne Kippelen
  • Le Satyricon de Bruno Maderna et l’humour, Olivier Class
  • Frankie, Are You Kidding? L’humour selon Frank Zappa, Juliette Boisnel
  • Peines d’amour perdues de Nicolas Nabokov : un exemple d’humour musical dans l’opéra, Vincent Giroud
  • « L’amusement cesse avec l’humour » : la Battaglia alla turca de Tilo Medek, Viviane Waschbüsch