Représentations graphiques de Sud de Jean-Claude Risset

Il y a 15 ans, j’avais réalisé pour le Groupe de Recherches Musicales de l’INA une représentation graphique complète de Sud de Jean-Claude Risset. Elle avait été publiée en ligne dans un Portrait Polychrome qui lui était consacré. Il y a 2 ans, à l’occasion de mon HDR, j’ai décidé de refaire ces représentations avec mon logiciel EAnalysis afin de montrer sa flexibilité et rendre ces représentations plus pérennes. En effet, la publication du GRM avait été réalisée avec Shockwave et risquait de ne plus être compatible avec les systèmes récents. Les voici en vidéo et en intégralité.

Bien sûr, il est toujours possible de les télécharger en format EAnalysis sur la page du logiciel afin de les modifier : http://logiciels.pierrecouprie.fr/?page_id=402

De même, vous pouvez télécharger ces représentations en format image sur HAL : https://hal.archives-ouvertes.fr/search/index/q/Pierre+Couprie/sort/producedDate_tdate+asc/authIdHal_s/pierre-couprie/docType_s/IMG/

Sud de Jean-Claude Risset, partie 1

Sud de Jean-Claude Risset, partie 2

Sud de Jean-Claude Risset, partie 3

Voyage dans “Grandeur nature”

Pierre Couprie, « Voyage dans “Grandeur nature” », in F. Bayle (éd.), Son Vitesse-Lumière, Paris, Magisson, 2016, p. 47-57.

« Ce mouvement est une ample respiration, un long survol en
dilatations-compressions, sans impacts et sans heurts. »

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La musique de François Bayle est propice au voyage. Le compositeur place l’auditeur dans une machine, tel un explorateur de l’ouïe survolant un paysage sonore onirique. Mais, loin d’être uniforme, ce paysage morphogénétique, cette ample respiration musicale, fourmille de détails qui renouvellent l’expérience à chaque écoute. Le mouvement se caractérise par l’évolution continue d’un matériau limpide à la perception mais complexe dans ses détails. La demi-heure qui le compose se perçoit comme le survol d’un flux sans cesse renouvelé, parfois dense, parfois ne tenant plus qu’à un fil, transportant l’auditeur découvrant un paysage acousmatique.

Les notions de flux et de singularité, notions centrales en physique et en mathématiques, nous ont semblé les plus fertiles pour étudier le fonctionnement de cette ample respiration. Du flux, nous avons retenu la manière dont le matériau est en permanente évolution, les textures se transforment, se métamorphosent afin de guider l’auditeur dans le paysage musical. De leur côté, les singularités sous la forme de moments de transition ou de gestes morphologiques, proposent des saillances guidant le parcours de l’oreille.

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Le sonagramme de « Grandeur nature » surprend dès le premier regard. Il se présente avec une lisibilité parfaite de l’intégralité des évènements sonores et une très grande beauté esthétique. Pour l’auditeur, il possède un double statut : celui d’un outil d’aide à l’écoute et celui d’un objet se détachant de l’œuvre, comme un commentaire esthétique. Mais à côté de ce sonagramme, nous avons aussi utilisé d’autres types de représentations du son comme celles réalisées à partir de descripteurs audio ou celles recomposant l’image du sonagramme en matrices de similarités. Ces représentations complètent le tracé du spectre en éclairant certains de ces aspects ou en révélant des transformations spectrales qui paraissent masquées.

Ce texte se présente en cinq parties. La première partie nous permettra d’introduire la méthode de représentation et les différents outils acoustiques et mathématiques auxquels elle fait appel. Nous présenterons ensuite plusieurs extraits à travers trois thématiques : la transformation-métamorphose, le geste morphologique et les conduites d’écoute. Enfin, nous terminerons avec une introduction à la représentation complète de ce mouvement disponible dans le support multimédia accompagnant cette publication.

Le livre

Magison volume 22
Un livre de 176 p. accompagné d’un DVD-Rom, avec le soutien de la Sacem et de l’InaGrm

Textes, analyses et acousmographies, avec les contributions de :
Regis Renouard-Larivière, François Bayle, Leopoldo Siano, Pierre Couprie, Isabel Pires, Ana Dall’Ara Marek, Gaël Tissot, Mario Mary, Tobias Hunermann, Andréa Cohen.

le DVD-Rom

  • écouter/voir les acousmographies des 5 mouvements de Son Vitesse-Lumière
  • imprimer les cahiers d’acousmographies
  • regarder le diaporama des Concert-Lumières conçus par Jacques Rouveyrollis et Patrice Richard, réalisé par Gregory Pignot ainsi qu’une vidéo de Sylvie Bouteiller sur « Lumière ralentie »
  • album des documents Magison – programmes, presse, carnets de travail, photos des Concerts Lumières
  • entendre la version radiophonique pour l’ACR, voix de René Farabet, Bernard Noël, Michel Cassé, Paul Virilio, François Bayle et Karlheinz Stockhausen.

Quelques transcriptions

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Vous trouverez 10 transcriptions de musique électroacoustique réalisées entre 1998 et 2013 sur la plateforme Hal :

  • L’oiseau moqueur de François Bayle
  • L’oiseau triste de François Bayle
  • L’oiseau zen de François Bayle
  • Spirale de Pierre Henry
  • Géologie sonore (De Natura Sonorum) de Bernard Parmegiani
  • Ondes croisées (De Natura Sonorum) de Bernard Parmegiani
  • Stilleben de Kaija Saariaho
  • les trois parties de Sud de Jean-Claude Risset

Téléchargement :

https://hal.archives-ouvertes.fr/IREMUS/search/index/q/authIdHal_s%3A%22pierre-couprie%22/docType_s/IMG/

Elles sont disponibles gratuitement sous licence CC BY-NC 4.0.

Expanding the Horizon of Electroacoustic Music Analysis

9781107118324Innovations in music technology bring with them a new set of challenges for describing and understanding the electroacoustic repertoire. This edited collection presents a state-of-the-art overview of analysis methods for electroacoustic music in this rapidly developing field. The first part of the book explains the needs of differing electroacoustic genres and puts forward a template for the analysis of electroacoustic music. Part II discusses the latest ideas in the field and the challenges associated with new technologies, while Part III explores how analyses have harnessed the new forces of multimedia, and includes an introduction to new software programme EAnalysis, which was created by the editors as the result of an Arts and Humanities Research Council grant. The final part of the book demonstrates these new methods in action, with analyses of key electroacoustic works from a wide range of genres and sources.

Purchase paperback or ebook version from Cambridge University Press or Amazon.

Part I. Setting the Scene: Introduction Simon Emmerson and Leigh Landy

  • The analysis of electroacoustic music – the differing needs of its genres and categories Simon Emmerson and Leigh Landy

Part II. Ideas and Challenges

  • Listening and meaning: how a model of mental layers informs electroacoustic music analysis Gary Kendall
  • Forming form John Young
  • Interactive and generative music: a quagmire for the musical analyst Michael Young
  • Some ideas concerning the relationship between form and texture Raúl Minsburg

Part III. Harnessing New Forces

  • Exploiting computational paradigms for electroacoustic music analysis Tae Hong Park
  • OREMA – an analytical community Michael Gatt
  • EAnalysis: developing a sound-based music analytical tool Pierre Couprie

Part IV. Analyses of Key Works

  • Trevor Wishart’s Children’s Stories II from Encounters in the Republic of Heaven: an analysis for children of a sample-based composition Leigh Landy
  • Analysis of Foil by Autechre (from Amber (1994)) Ben Ramsay
  • Temporal recurrence in Andrew Lewis’s Penmon Point Ambrose Seddon
  • Michel Waisvisz: No Backup/Hyper Instruments John Ferguson
  • Analysing sound art: Douglas Henderson’s Fadensonnen (2009) Kersten Glandien
  • Analysing the identifiable: cultural borrowing in Diana Salazar’s La voz del fuelle Manuella Blackburn
  • Kireek 2011 championship routine analysis Sophy Smith
  • The analysis of live and interactive electroacoustic music: Hans Tutschku – Zellen-Linien (2007) Simon Emmerson
  • Audio only computer games – Papa Sangre Andrew Hugill and Panos Amelides
  • Some questions around listening: Vancouver Soundscape Revisited by Claude Schryer Katharine Norman.

Musiques orales, notations musicales et encodages numériques

Couverture-print-2CréaTIC a souhaité prolonger les journées « Musiques Orales, leur Notation et leur Encodage Numérique (MEI) » qui se sont déroulées les jeudi 15 et vendredi 16 octobre 2015 à la MSH Paris-Nord, en produisant un ouvrage reprenant les communications des différents intervenants.

Ces deux journées ont porté sur les nouveaux outils et nouvelles pratiques pour la notation des musiques orales du Maghreb, du Mashriq, d’Inde, de Corée ; encodage numérique des partitions de tradition occidentale ; implication des enregistrements dans la compréhension des langages musicaux ; outils technologiques numériques pour la valorisation des collections musicales… (lire la suite)

Sommaire

  • Nicolas Meeùs, Notation, transcription, analyse
  • Nidaa Abou Mrad, Réécriture grammaticale générative-transformationnelle des monodies modales
  • Karim Elloumi, Le temps et le ton de l’oralité dans l’écriture musicale d’Ahmed Essyad
  • Pierre Couprie, Algorithmique et technologies numériques dans la notation musicale
  • Christine Guillebaud, De la musique au dessin de sol et vice-versa
  • Dong-Won Kim, Notating the Spaces
  • Laurent Pugin, Encodage de documents musicaux avec la MEI
  • Jean-Pierre Dalbéra & Marie-Barbara Le Gonidec, Valoriser des collections scientifiques grâce au numérique: sous quelles formes et pour quels publics
  • Pascal Cordereix, Marie-Françoise Lévy, Anais Fléchet, Les fonds sonores du département de l’Audiovisuel de la Bibliothèque nationale de France
  • Josée April, Musique arabe et musique d’orgue espagnole
  • Sylvaine Leblond Martin, Musiques orales, leurs notations musicales et l’encodage numérique MEI – Music Encoding Initiative, de cette notation

Musiques électroacoustiques. Analyses – Écoutes

musiques-electroacoustiques-analyses-ecoutes.jpgSous la direction de Nicolas Marty

http://www.editions-delatour.com/fr/musicologie-analyses/2971-musiques-electroacoustiques-analyses-ecoutes-9782752102805.html

Le titre de l’ouvrage annonce d’emblée trois directions. Tout d’abord, l’ensemble des articles proposé ici définit un vaste de champ d’études et une grande variété d’esthétiques musicales, plutôt qu’une « musique électroacoustique », au singulier. On entend parler au fil de l’ouvrage d’œuvres acousmatiques, mixtes, concrètes, etc., mais aussi parfois de musique instrumentale dont le lien avec les musiques électroacoustiques apparaît dans la notion de « musique de sons », c’est-à-dire d’une musique intéressée par la composition sur des paramètres continus, par le timbre, par le résultat sonore complexe, sans échelles discrétisées de notes.

La deuxième partie du titre, quant à elle, fait référence à l’interaction peut-être inévitable entre analyses et écoutes musicales. Encore une fois, c’est le pluriel qui est choisi, pour signifier que la pluralité des analyses correspond peut-être à une pluralité d’écoutes, de même que la variété des écoutes possibles correspond à une variété d’analyses, de modèles et d’approches analytiques. Le lien entre ces deux notions est exploré selon des perspectives historiques et analytiques, mais ouvre aussi vers la pédagogie et la place qu’y occupent – ou que peuvent y occuper – l’analyse comme l’écoute.

La notion d’écoute étant présente tout au long de l’ouvrage, une page web accompagne la publication de l’ouvrage, permettant aux lecteurs de se référer directement aux extraits sonores de manière à comprendre dans les meilleures conditions les discours des auteurs. François Delalande signe la préface de l’ouvrage, qui se situe tout à fait dans son domaine d’expertise, au point de rencontre entre l’écoute (les « conduites d’écoute ») et l’analyse (ses raisons, ses méthodes).

La plupart des auteurs étant anglophones, les articles ont été traduits vers le français, pour faire découvrir certains auteurs, très présents dans le milieu musical et musicologique anglophone, aux musicologues français, spécialistes ou non de la musique électroacoustique.

  • Préface, François Delalande
  • Introduction – Écoutes et analyses, Nicolas Marty

Perspectives théoriques

  • Pour un renouvellement à la source : visées critique-esthétique et épistémologique de l’analyse, fondées sur la théorie performative, Joshua Banks Mailman
  • La musique comme cristal, miroir et corps : notes à propos des trois conduites d’écoute de François Delalande, Martin Kaltenecker
  • L’entretien d’explicitation pour analyser l’écoute des musiques acousmatiques, Nicolas Marty et Pascal Terrien
  • L’analyse perceptive des formes émergentes. Une approche gestaltiste de l’analyse musicale, Lasse Thoresen

Perspectives analytiques

  • À l’écoute des langages plastique et musical dans les Variations pour une porte et un soupir de Pierre Henry, John Dack
  • Interculturalité :  : l’organisation intellectuelle de l’Occident et la spiritualité de l’Extrême-Orient dans la musique mixte de Wang Miao-Wen, Lin-Ni Liao
  • Une écoute ambiguë ou la quête d’universaux :l’exemple de la vocalité électroacoustique, Bruno Bossis

Écoutes, analyses et transmissions des musiques électroacoustiques

  • Le développement d’un outil d’aide à l’analyse musicale : Bilan et perspectives musicologiques, Pierre Couprie
  • Comparaison de l’intelligibilité des représentations des musiques acousmatiques : pictogrammes et systèmes de symboles, Rene Mogensen
  • Atomes et structures sonores en électroacoustique : de la formation auditive à l’analyse et inversement, Eldad Tsabary

Keynote

  • Comment l’analyse fondée sur l’écoute peut-elle faciliter la compréhension et l’appréciation des musiques électroacoustiques ? Leigh Landy

Son-Image-Geste. Une interaction illusoire ?

Sous la direction de Lenka Stranska et Hervé Zenouda

Capture d’écran 2015-12-16 à 11.02.42Si la technologie est toujours allée de pair avec l’histoire, elle s’est assurément imposée comme centrale depuis la seconde moitié du vingtième siècle, en transformant radicalement notre appréhension du son et des rapports aux composants visuels et au geste. Et ce, par de multiples aspects : apparition d’une nouvelle lutherie qui favorise de nouvelles esthétiques (musique concrète, électronique, spectrale, granulaire…) ; évolution de la représentation du sonore et du musical (partitions interactives) qui favorise des pensées compositionnelles novatrices ; rapprochement avec d’autres pratiques artistiques (image, danse, théâtre, installation, environnement…) dans une optique d’intermédiation et de poly-expressivité ; ou encore, transformation de la réception du sonore au travers de situations médiatisées et individualisées (radio, disque, internet, baladeur…). Cette rapide synthèse des transformations de notre rapport au son, induites par la technologie, fait apparaître celle-ci comme un milieu complexe produisant de nouveaux paradigmes en continuelles transformations. Il devient dès lors pertinent d’interroger les rapprochements et les influences croisées entre pensée sonore et pensée visuelle, tant selon une approche historique (rapports peinture/ musique, langage de l’image et du son dans le cinéma) qu’en référence à la convergence actuelle des différentes pratiques artistiques dans le numérique, tout en mettant en avant l’impact de ces nouvelles pratiques sur l’enseignement musical. Un langage multi-modal est-il vraiment en train de se constituer ? Si oui, dans quelles conditions ? Quel sera l’apport de ces nouveaux outils dans l’enseignement artistique (musical, mais aussi visuel et chorégraphique) ?

http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=49069

Sommaire

  • Introduction par Lenka Stranska et Hervé Zenouda
  • Paul Rasse, Préface : Esquisse d’une analyse de la musique savante à l’aide du concept de dispositif

PENSEE DU SONORE, PENSEE DU VISUEL

  • Jean-Yves Bosseur, Compositeur parmi les peintres (suite)…
  • Gilbert Delor, Du mouvement à la musique. Trois œuvres de Tom Johnson
  • Bernard Girard, La ville, matériau sonore
  • Sophie Lavaud-Forest, Du médium aux médias : une réflexion sur les évolutions et définitions des pratiques artistiques

LANGAGES ET DISPOSITIFS AUDIOVISUELS

  • Patrick Saint-Denis, La musique visuelle depuis les années 1990
  • James Andean & Merja Nieminen, Of Lemons and Jellyfish: Multimodality in Audiovisual Art
  • Pierre Albert Castanet, L’opéra-vidéo, médium du progrès : l’exemple de Three Tales de Steve Reich et Beryl Korot
  • Solenn Hellégouarch et Sylvain Caron, Au croisement des pensées artistiques : Cronenberg, Shore et Wagner dans A Dangerous Method (2011)
  • Pierre Couprie, Les paysages sonores dans Elephant de Gus Van Sant
  • Vincent Ciciliato, Visages résonnants et micro-géstualités
  • Lenka Stranska, « L’instant présent, unique, mais banal » Le monde selon Antoine Schmitt, plasticien performer
  • Angélica Rigaudière, Les médias dans la classe de musique : soixante ans de réflexion pédagogique dans la presse professionnelle

NOUVELLES ECRITURES NUMERIQUES

  • Évelyne Gayou, Contribution à l’élaboration d’une écriture graphique des musiques non écrites, avec les outils du XXe siècle
  • Véronique Alexandre Journeau, Une notation musicale des images insufflant l’intuition du geste
  • Jean-Pierre Moreau, Vers les Unités Sémiotiques Temporelles Intermédia?
  • Xavier Hautbois, « Synthèse bimodale des Unités Sémiotiques Temporelles »
  • Hervé Zénouda, Apport des S.IC. et des N.T.I.C. à l’analyse du « fait musical » contemporain.

Penser l’improvisation

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Sous la direction de Mondher Ayari

http://www.editions-delatour.com/fr/musicologie-analyses/2753-penser-l-improvisation-9782752102485.html

Le moment de l’improvisation n’est-il pas celui où l’analyse lâche prise ? La musique improvisée pose à l’analyste, plus directement que d’autres pratiques et répertoires, une question centrale : comment rendre compte de la singularité d’un phénomène musical sans l’abstraire a priori dans la régularité d’un système ni se perdre dans la description d’événements successifs ?

L’improvisation sera considérée dans tous les contextes où elle a sa part : on interrogera son rôle dans l’élaboration formelle, ses transcriptions, ses traces explicites ou implicites, jusqu’à une modélisation de ses parcours, de ses gestes et de ses motifs. Seront abordées les recherches sur la mémoire en acte dans les processus d’improvisation, aussi bien que leurs procédures d’invention spécifiques.

Les contributions de cet ouvrage collectif traiteront des thèmes et des problématiques suivants :

  • les processus d’apprentissage : enseignement de l’improvisation, familiarisation du public avec des styles ou langages, apprentissage par l’improvisateur dans les situations d’exécution ;
  • les savoirs implicites dans les musiques de tradition orale : frontières, censures, interactions ;
  • les limites entre composition et improvisation y compris écriture de l’improvisation, composition en temps réel ;
  • l’import de méthodes inspirées de paradigmes extérieurs à la musicologie (psychologie du développement, ethnométhodologie, linguistique, sciences cognitives, informatique …) ;
  • la dialectique entre système et situation ; – l’histoire des pratiques et des théories de l’improvisation.

Textes de : Mondher Ayari, Saif Ben Adberrazak Mohamed, Xavier Hascher, Nidaa Abou Mrad, Jean During, Jeanne Miramon-Bonhoure, Kyriakos Kalaitzidis, Sandeep Bhagwati, Rebecca Jane Evans, Frédéric Maintenant, Frédérique Dufeu, Pierre Couprie, Antonio de Sousa Dias, Barış Bozkurt

Revue Circuit, volume 25 numéro 1

Contenir le sonore.
Les nouveaux profils de la notation

Ce volume 25, numéro 1 a été codirigé par Isabelle Panneton et Marie-Pierre Brasset. Il explore le thème de la notation musicale sous les angles historique, analytique et esthétique, à travers les contributions de Caroline Traube, Pierre Couprie, Georges Forget et François-Xavier Féron.

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Introduction : à la recherche des neumes de demain
Isabelle Panneton et Marie-Pierre Brasset

Avant de tourner la page… Petite histoire des outils d’édition musicale
Georges Forget

La notation du timbre instrumental : noter la cause ou l’effet dans le rapport geste-son
Caroline Traube

Prolégomènes à la représentation analytique des musiques électroacoustiques
Pierre Couprie

Enjeux et évolution du système de notation dans Pression pour un(e) violoncelliste de Helmut Lachenmann
François-Xavier Féron

ENQUÊTE

Perspectives de chefs : points de vue de trois chefs d’orchestre québécois sur la notation musicale aujourd’hui
Marie-Pierre Brasset

EXCLUSIVITÉ WEB

« L’autre Gould » en baladodiffusion

ACTUALITÉS

Entendu dans Cette ville étrange : d’accessibilité et d’authenticité
André Hamel

Word Events: Perspectives on Verbal Notation, de John Lely et James Saunders
Compte rendu de Cléo Palacio-Quintin

Kohlenstoff : collectif montréalais et étiquette de disques indépendante
Compte rendu de Chantale Laplante

ECM+ Génération 2014 : regards sur les quatre compositeurs lauréats (1re partie)
Symon Henry

À propos des illustrations
Illustrations de Catherine Bolduc

Improvisation électroacoustique : analyse musicale, étude génétique et prospectives numériques

isbn_978-2-85357-241-5Mon dernier article est disponible dans le numéro 98/1 de la Revue de musicologie.

« Improvisation électroacoustique : analyse musicale, étude génétique et prospectives numériques », Revue de musicologie, 98-1, 2012, pp. 149-170.

Renseignements : http://www.sfmusicologie.fr/index.php?id=64&annee=2012

Résumé

L’improvisation existe en électroacoustique depuis les débuts de la musique concrète à la fin des années 40. Au sein du studio, elle permettait de créer le matériau sonore à la source des œuvres musicales. Favorisée par les progrès technologiques et les pratiques artistiques interdisciplinaires, l’improvisation électroacoustique libre a progressivement pris son envol dans le courant des années 90 pour devenir une des pratiques de concert les plus importantes du genre électroacoustique. étudier une performance électroacoustique improvisée combine plusieurs difficultés liées à l’analyse de l’improvisation libre et à l’analyse d’une musique électroacoustique sans support visuel intégrant la technologie au sein même de sa construction musicale. Cette étude prend l’exemple d’un ensemble de performances réalisées sur une période de sept ans par le collectif Les Phonogénistes sur un film de Man Ray. Elle tente une étude génétique des différentes performances, révélant progressivement un objet musical complexe. Elle permet de mettre en évidence l’importance de la technologie dans la construction musicale, dans l’élaboration des dispositifs d’improvisation de chaque musicien, mais aussi dans l’analyse elle-même. En effet, l’analyse des œuvres électroacoustiques nécessite généralement l’usage de technologies numériques permettant de recueillir les sources, de les convertir, d’en extraire les caractéristiques sonores et de créer des représentations permettant de les mettre en relation ou simplement de rendre les données intelligibles. Cette partie de la recherche musicologique profite des recherches récentes dans le domaine de l’archivage des œuvres numériques, de l’acoustique musicale et du développement informatique de logiciels d’aide à l’analyse musicale.